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Découvrez le script complet de Retour vers le futur

Vous êtes un grand fan de retour vers le futur et vous connaissez le script du premier opus sur le bout des doigts ? Nous vous donnons l’occasion de vérifier par vous-même.

Installez-vous confortablement avec un thé glacé et du Van Halen dans les oreilles, voici le script de retour vers le Futur I.

Acte I
(Générique du début de « Retour vers le futur »)

Scène 1 (Marty : Marty McFly)
(Chez le Docteur Brown)

Vendredi 25 octobre 1985, 7 heures 53 du matin
On entend des bruits d’horloges
La caméra fait un travelling sur des dizaines d’horloges en tous genres disposées le long du mur
Dans un coin du mur, des articles d’un journal sont encadrés. On peut lire le titre : « Manoir Brown Dévasté »
La radio se met en marche toute seule

Présentateur radio : Octobre, c’est le mois des inventaires.
Voilà pourquoi Statler Toyota vous propose actuellement les meilleures affaires de l’année sur tous les modèles Toyota 1985.

« Ding ! » La machine à café se met en route toute seule
Le café coule dans le vide : il n’y a pas de récipient en dessous

Présentateur radio : Nulle part ailleurs dans Hill Valley, vous ne trouverez une voiture plus fiable à un prix aussi raisonnable.
Statler votre concessionnaire Toyota en plein centre de Hill Valley a un service après vente irréprochable…

Un mécanisme appuie sur un interrupteur : la télé s’allume

Présentatrice télé : Le sénat devrait se prononcer au cours de la journée.
Le reste de l’actualité :
Le service de presse du centre de recherche nucléaire du Pacifique a démenti hier les rumeurs d’après lesquelles le plutonium qui avait disparu il y a un peu plus d’un mois aurait été l’objet d’un vol, un groupe de terroristes libyens avait revendiqué la responsabilité de cette opération.
Ce matin, pourtant, un communiqué officiel attribuait cette soi-disant disparition à une simple erreur de stockage.

Deux toasts carbonisés sortent du grille-pains, puis rentrent et ressortent plusieurs fois

Présentatrice télé : Le FBI qui continuait ses recherches s’est abstenu de tout commentaire.

« Hmmm » Une machine bizarre se met en route, un bras mécanique prend une boîte de pâtée pour chien, l’ouvre avec un ouvre-boîtes automatique et vide le contenu au-dessus de la gamelle de Einstein qui est déjà pleine et qui déborde. Ensuite, la boîte est relâchée dans une corbeille à côté
La porte s’ouvre
Marty entre (on ne voit pas sa tête)

Marty : Eh Doc !

Marty glisse la clé sous le paillasson

Marty : Doc ?
Hou ! hou !
Y’a quelqu’un ?
Einstein tu es là ?

Il siffle pour appeler le chien
Il ferme la porte

Marty : Mais qu’est-ce qui se passe ?
Oh ! Bonjour le ménage !
Berk !

Il pose son skateboard

Marty : C’est complètement dégueu ici.

Il pousse le skate avec son pied
Le skate roule jusqu’à une grosse boîte jaune située sous le lit. On peut y lire : « Plutonium – à manipuler avec précaution »
Il entre une clé dans un appareil relié à un très gros amplificateur
Un bruit d’électricité retentit et augmente de plus en plus alors qu’il règle tous les indicateurs à leur maximum. Les aiguilles des divers cadrans se couchent
Il branche une guitare électrique dans la prise micro
Il monte le volume de sa guitare à fond puis prend son médiator en main
On le voit entièrement. Marty porte un pantalon et un blouson en jean et a une paire de lunettes de soleil sur le nez
Marty recule un peu et se place juste devant le haut-parleur géant
Il s’apprête à jouer un accord avec son médiator

Acte II
(Rendez-vous)

Scène 1 (Marty : Marty McFly)
(Chez le Docteur Brown)

Marty donne le coup de médiator, le centre de l’ampli explose et l’expulse en arrière, contre une étagère qui lui tombe sur la tête. De nombreux papiers volent dans la pièce.
Il s’assied et retire ses lunettes

Marty
(regardant le haut-parleur de l’ampli éventré) : Ouah !
Ca c’est du rock.

L’alarme retentit. C’est en fait le téléphone qui sonne
Marty cherche le téléphone sous les papiers et les cartons qui jonchent le sol du labo
Marty décroche

Marty : Oui ?
Doc
(à l’autre bout du fil) : C’est toi Marty ?
Marty : Eh ! eh ! eh ! Doc !
Eh ! Où est-ce que vous êtes ?
Doc : Tu peux me retrouver sur la Promenade des deux pins cette nuit à une heure et quart ? Je crois que je viens de faire une découverte importante.
Marty : Attendez, attendez un peu ! Vous voulez dire à une heure et quart du matin ?
Doc : Oui.
Marty : Mais qu’est-ce qui ce passe ?
Où est-ce que vous étiez depuis une semaine ?
Doc : En plein travail.
Marty : J’ai pas vu Einstein, il est avec vous ?
Doc : Oui, il est là.
Marty : Vous savez que tous vos appareils sont restés branchés toute la semaine ?
Doc : Mon installation…
Ah ! Au fait Marty, ça me rappelle, tu ferais mieux de ne pas utiliser l’ampli il y a un léger risque de court-circuit.
Marty : Ouais, ouais d’accord c’est bon je m’en souviendrai.
Doc : Très bien, alors à ce soir. Et surtout tu n’oublies pas hein ! Une heure et quart, Promenade des deux pins.
Marty : D’accord

Tout à coup, toutes les horloges se mettent à sonner

Doc : Qu’est-ce que j’entends ? Mes horloges ?
Marty : Euh ! euh ! oui ! oui, il est… il est 8 heures
Doc : Fantastique, mon expérience a réussi, elles retardent très exactement de 25 minutes
Marty : Qu’est-ce que vous dites, heu ! Attendez une seconde Doc. Vous êtes en train de me dire qu’il est 8 heures 25 minutes ?
Doc : Très précises
Marty : Oh la vache ! J’vais être en retard au lycée.

Marty reprend son skate et sort de chez Doc Brown

Scène 2 (Marty : Marty McFly)
(Dans la rue)

La musique de « The power of love » retentit
Marty s’accroche à un pick-up qui sort d’un Burger King. Le pick-up tourne. Marty s’accroche à un 4×4 pour continuer tout droit
Le conducteur du 4×4 le voit, Marty lui fait un sourire et un signe de la main

Acte III
(L’audition)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Jennifer : Jennifer Parker)
(Devant le lycée de Hill Valley)

Marty arrive devant le lycée. Il n’y a plus personne dehors car Marty est très en retard
Marty prend son skate à la main et monte les marches du lycée, Jennifer arrive depuis l’intérieur

Marty : Oh ! Jennifer
Jennifer : Marty, entre de l’autre côté, Strickland veut te coincer, s’il t’attrape ça fera quatre retards en cinq jours.

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Jennifer : Jennifer Parker, Strickland : M. Strickland)
(Dans les couloirs du lycée)

Jennifer : Allez viens, on n’a plus rien à craindre.
Marty :  Tu sais cette fois c’est vraiment pas ma faute. Doc a retardé toutes ses horloges de 25 minutes.

Strickland arrive par un autre couloir et chope l’épaule de Marty

Strickland : Doc ?
Dois-je comprendre que vous êtes toujours collé aux basques du docteur Emmett Brown, McFly ?

Strickland tend un petit papier jaune à Jennifer

Strickland : Votre feuille de retard Mademoiselle Parker.

Strickland tend un petit papier jaune à Marty

Strickland : Et voilà la vôtre McFly, ça fait la quatrième en cinq jours.
Je vois que vous n’avez guère profité de mes conseils, jeune homme. Votre soi-disant docteur Brown est dangereux, sa place est à l’asile, continuez à le fréquenter et vous vous retrouverez dans de beaux draps.
Marty : C’est noté, m’sieur.
Strickland
(méchamment) : Vous auriez intérêt à changer de comportement McFly. Vous êtes un tocard, vous me rappelez votre père quand il était au lycée, un vrai tocard lui aussi.
Marty : Je peux y aller maintenant monsieur Strickland ?
Strickland : J’ai entendu dire que votre orchestre participait à l’audition qui doit avoir lieu ce soir.
(méchamment) Pourquoi vous fatiguer McFly, vous n’avez pas l’ombre d’une chance, vous êtes bien le fils de votre père. Aucun McFly n’a jamais laissé la moindre trace dans toute l’histoire de Hill Valley.
Marty : Vous savez l’histoire elle va changer.

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Jennifer : Jennifer Parker, Examinateur : Un membre du jury)
(Dans le gymnase du lycée)

Marty s’est rendu à l’audition avec son groupe
Sa copine, Jennifer est là pour le soutenir

Examinateur (dans un mégaphone) : Le groupe suivant !

Marty monte sur scène

Marty
(à son groupe) : On y va !
(dans le micro) Voilà, euh ! Nous sommes « Les p’tites têtes ».
(à son groupe) One, two, three

Le groupe joue « The power of love »
Jennifer rit en voyant Marty se dandiner avec sa guitare

Examinateur
(dans le mégaphone, interrompant la musique) : Ca suffit celle-ci !
Vous jouez trop fort. Arrêtez !
Ca va, arrêtez-vous !
Je suis désolé c’est assourdissant.
Suivant !
Le groupe suivant s’il vous plaît !

Scène 4 (Marty : Marty McFly, Jennifer : Jennifer Parker, Annonceur : Un membre de la campagne de Goldie Wilson, Le père de Jennifer : Père de Jennifer Parker, Dame de l’association : Dame qui fait une quête pour l’association des amis des monuments de Hill Valley, Conducteur du camion, Un garagiste)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Un van parcourt la ville avec un mégaphone sur le toit
Marty marche au milieu de la place à côté de Jennifer

Annonceur (en off, dans le mégaphone) : Votez pour la réélection de Goldie Wilson à la mairie.
Son nom est synonyme de progrès
Marty : Eh ! Ben, si je m’attendais à ça.
On me donnera plus jamais l’occasion de jouer en public.
Jennifer : Marty, un échec c’est quand même pas la fin du monde.
Marty : Non je dois vraiment pas être fait pour la musique.
Jennifer : Mais tu es très doué, faut absolument que tu continues, la maquette que tu as faite est super géniale, il faut que tu l’envoies à une maison de disques.
C’est ce que Doc te dit tout le temps.

Jennifer donne une cassette à Marty

Marty : Ouais, ouais, je sais, quand on veut très fort quelque chose on finit toujours par y arriver
Jennifer : C’est un conseil que tu devrais suivre.
Marty : Tout ça c’est très joli mais… mais imagine que je leur envoie la maquette, que ça ne donne rien, qu’ils répondent : « vous n’avez aucun talent » et qu’ils me disent : « inutile d’insister, vous n’avez aucun avenir », je ne pourrais pas supporter de me sentir rejeté comme ça. Tu te rends compte je me mets à parler comme mon père.
Jennifer : Il est pas si mal que ça ton père.

Une dame de l’association pour la préservation des monuments de Hill Valley est assise à une table installée sur le trottoir, non loin de Marty et Jennifer

La dame de l’association
(aux passants, derrière Marty et Jennifer) : Sauvez l’horloge de l’hôtel de ville !
Jennifer
(à Marty) : Il est gentil, il te prête sa voiture demain soir.

Un camion transportant un 4×4 de marque Toyota sur une remorque fait le tour de la place puis se gare devant la station Texaco, juste en face

Marty : Ouah ! Regarde-moi un peu ce 4×4.
Ca c’est de la bagnole !
Un garagiste
(à un autre garagiste) : C’est bon ?
Garagiste 2
(au chauffeur du camion qui tracte la Statler) : Recule un peu.
Marty : Un jour Jennifer… on en aura une.

Marty prend Jennifer tendrement

Marty : Ca serait pas super de monter au lac avec ce tout terrain ?
On n’aura qu’à emporter deux duvets pour les nuits fraîches.
Et on s’endormirait sous les étoiles.
Jennifer : Marty arrête.
Marty : Quoi ?
Jennifer : Est-ce que tu as parlé à ta mère ? Pour demain soir.
Marty : Eh ! Tu charries ou quoi, ma mère croit que je vais camper avec des copains.
Elle flipperait complètement si elle savait que je vais là-haut avec toi, et j’aurais encore droit à la rengaine habituelle : « De mon temps jamais je ne me serais permis ce genre de choses ».
Non mais tu sais, c’est à croire qu’elle a passé sa vie dans un couvent.
Jennifer : Elle veut que tu aies une conduite irréprochable.
Marty : J’ai l’impression qu’elle a plutôt raté son coup.
Jennifer : Heureusement.

Marty et Jennifer s’apprêtent à s’embrasser
Ils sont interrompus

La dame de l’association
(tendant une tire-lire à Marty et Jennifer) : Sauvez l’horloge de l’hôtel de ville !
Sauvez l’horloge de l’hôtel de ville !
Monsieur Wilson, notre maire veut mettre une nouvelle horloge à la place de l’ancienne.
Il y a 30 ans la foudre s’est abattue sur ce clocher, depuis cette époque, l’horloge est arrêtée.

Marty et Jennifer se retournent et regardent l’horloge en question

La dame de l’association : Et « Les Amis des Monuments de Hill Valley » souhaitent que ce fleuron de notre patrimoine soit maintenu dans son état actuel. C’est notre héritage culturel qui est en jeu.
Marty
(mettant une pièce dans la tire-lire) : Tenez madame, c’est tout ce que j’ai.
La dame de l’association : Merci.
(donnant un tract à Marty) N’oubliez pas votre tract.
Marty : Très bien…
Dame de l’association
(aux passants) : Sauvez l’horloge de l’hôtel de ville !
Marty
(à Jennifer) : Où est-ce qu’on en était.
Jennifer : A peu près là.

Deux coups de klaxon retentissent
La voiture du père de Jennifer est arrêtée dans la rue

Le père de Jennifer : Jennifer !
Jennifer : C’est mon père.
Marty : Eh ouais !
Jennifer : Il faut que j’y aille.
Marty : Je t’appelle ce soir.
Jennifer : Je serai chez ma grand-mère.
Tiens je vais te donner le numéro.

Jennifer écrit « Je t’aime » et le numéro de sa grand-mère (555-4823) sur le dos du tract

Jennifer
(en embrassant Marty) : Au revoir.

La musique « The power of love » repart
Marty lit le mot
Il prend son skate et s’accroche à l’arrière d’une voiture de police qui démarre sur le parking, au milieu de la place

Acte IV
(Biff contre George)

Scène 1 (Marty : Marty McFly)
(Devant chez Marty)

Marty lâche le pare-choc d’une voiture et entre dans la rue principale du « Lotissement Lyon »
Devant sa maison, il y a une dépanneuse qui rapporte la voiture de son père, dont l’avant est complètement défoncé
On entend la C.B. de la dépanneuse

Marty
(déçu) : Génial.
Vraiment génial.

Il rentre chez lui

Scène 2 (Marty : Marty McFly, George : George McFly, Biff : Biff Tannen)
(Chez Marty)

Biff
(énervé) : C’est quand même un peu fort.
J’arrive pas à l’croire, tu m’prête ta voiture et t’es pas fichu d’me dire qu’elle a un angle mort. Non mais tu sais qu’j’aurais pu y rester !
George
(ne sachant pas comment réagir) : A… Allons… allons Biff tu sais, je n’ai jamais trouvé que cette voiture avait le moindre angle mort et pourtant ça fait des années que je la conduis.
(voyant Marty) Bonsoir fiston.
Biff : Mais t’es miro ou quoi McFly, regarde-la ta bagnole, comment t’expliques qu’elle soit en miettes ?

Marty pose son sac dans le couloir et revient écouter la conversation

George : Biff, est-ce que je peux espérer que… que… que ton assurance va me rembourser les réparations ?
Biff : Mon assurance ? Mais, c’est TA voiture. C’est à ton assurance de rembourser,
(montrant le pan de sa veste) et ça alors qui est-ce qui va m’le payer ?
Je m’suis flanqué d’la bière partout sous l’effet du choc, qui va m’payer la note de teinturier ?
Au fait, y sont prêts mes comptes-rendus ?
George : Ah ! bah ! euh ! C’est-à-dire que j’ai pas encore tout terminé…

Biff prend George par la cravate

Biff : Viens par ici.
George : Mais tu sais, je me suis dit que comme on devait pas les rendre avant…
Biff
(frappant plusieurs fois le crâne de George) : Allô! allô ! Y’a personne au bout du fil ?
(Biff arrête de frapper) Faut réfléchir McFly ! Faut réfléchir ! Et l’temps qu’y m’faut pour les faire taper.
Mais est-ce que tu t’rends compte de ce qui s’passerait si j’rendais mes comptes-rendus avec ton écriture.
J’me ferais virer. Ce serait pas ce que tu cherches à faire par hasard ?
C’est pas ça ?
George : Oh ! oh ! Mais enfin bien sûr que non Biff, qu’est-ce qui te fait penser une chose pareille ?
Ecoute. Voilà ce que je vais faire. Je termine tout cette nuit et je les apporte demain matin à la première heure.
Biff : Et te pointes pas aux aurores, le samedi j’dors tard.
(montrant les chaussures de George) Oh ! T’as vu McFly ton lacet est défait.

George baisse la tête et Biff lui donne une claque sous le menton

Biff : Prrrt !
Oh ! C’est pas croyable t’es toujours aussi poire McFly.
(se dirigeant vers la cuisine) Dis donc on s’refuse rien, c’est pas mal ici !

Biff fouille dans le frigo et sort une cannette de bière allegée

Biff : Alors, j’te fais remorquer ta voiture jusque chez toi et tout c’que t’as à m’offrir c’est d’la limonade ? Ah !

Marty regarde Biff sans rien dire

Biff (à Marty) : Tu veux ma photo, banane ?
Dis l’bonjour à ta maman pour moi.

Biff sort de chez les McFly

George : Je sais ce que tu vas dire fiston. Et tu as raison, oui, tu as raison.
Mais… faut voir la réalité en face. Biff est mon chef de bureau et j’ai jamais… j’ai jamais su affronter les situations conflictuelles.
Marty : La voiture, p’pa, regarde-la !
Il l’a complètement bousillée elle est bonne pour la casse.
J’avais besoin de cette voiture demain soir, papa. Tu n’imagines pas ce que ça représentait pour moi.
Ca t’est pas venu à l’idée ?
George : Je sais, mais qu’est-ce que tu veux que je te dise. Je… je n’ai pas d’excuse.

Scène 3 (Marty : Marty McFly, George : George McFly, Lorraine : Lorraine McFly, Dave : David McFly, Linda : Linda McFly)
(Au dîner)

George, Lorraine et leurs trois enfants sont en train de dîner à table
La télé est allumée

Biff : Je t’assure Marty, c’est beaucoup mieux que tu n’aies pas été sélectionné, tu n’auras pas à te casser la tête avec les répétitions pour le concert.
Dave : Papa a raison, on a toujours tort de se casser la tête.

George et Dave rient en regardant l’émission qui passe à la télé

Lorraine : Les enfants, une fois de plus on mangera le gâteau sans oncle Joey. Il n’a pas eu sa liberté conditionnelle.
Ca lui ferait plaisir si vous lui envoyiez tous un petit mot gentil !
Dave : A tonton Joey le taulard, mais c’est ton frère, maman.
Linda : Ouais, je dois dire que c’est pas tous les jours facile d’avoir un oncle en prison.
Lorraine : Tout le monde fait des erreurs dans la vie, mes enfants.
Dave
(se levant de table) : Merde je vais être en retard.
Lorraine : David on parle pas comme ça !
Et tu viens embrasser ta mère avant de sortir, tu m’entends.
Dave : Oui maman, mais dépêche-toi.
Lorraine : Allez, viens là !
(smack)
Dave : Je vais rater mon bus.
A tout à l’heure, p’pa.
(changeant sa voix, à son père) Hou ! T’aurais besoin d’une vidange.

George éclate de rire, Dave sort de la maison
George travaille sur les comptes-rendus de Biff à table

Linda : Eh Marty, je suis pas ton répondeur automatique, pendant que tu te lamentais sur la voiture, Jennifer Parker a appelé deux fois.
Lorraine : Elle ne me plaît pas.
Une jeune fille qui téléphone à un garçon n’est pas une fille comme il faut.
Linda : Oh ! Maman, je vois pas ce qu’il y a de mal à téléphoner à un garçon ?
Lorraine
(étonnée) : Ah ! Parce que tu trouves ça bien, toi. Que les filles courent après les garçons ?
Quand j’avais ton âge, je n’ai jamais couru après un garçon ou téléphoné à un garçon et je ne suis jamais restée seule avec un garçon dans une voiture.
Linda : Ah ! Ben alors, pour rencontrer quelqu’un, tiens, ça doit être pratique.
Lorraine : Tu sais, ça arrive comme ça. Je l’ai rencontré comment votre père ?
Linda : Oh ! oh ! Tu parles, c’était si stupide, papi l’a renversé avec l’auto.
Lorraine : Le destin l’a mis sur mon chemin.
(
elle se lève de table et commence à débarrasser) En tous cas, si papi ne l’avait pas renversé, vous ne seriez pas là pour en parler.
Linda : Ouais, évidemment.
Je me suis toujours demandé ce que papa fabriquait en plein milieu de la rue.
Lorraine : Qu’est-ce que tu faisais George ? Tu observais les oiseaux ?
George
(toujours dans ses comptes-rendus) : Quoi, Lorraine ? Quoi ?
Lorraine : Je disais donc que votre grand-père l’a renversé et qu’ensuite, il l’a transporté chez nous. Il avait l’air tellement désemparé
(elle se rassied à table). On aurait dit un petit chien perdu, ça m’a bouleversée.
Linda : Merci, on connaît la suite, ça fait au moins la millième fois que tu la racontes.
Il t’a fait tellement pitié que t’as décidé d’aller avec lui à la Féerie dansante des sardines.
Lorraine : Non, non, c’était pas ça, c’était la Féerie dansante des sirènes.
Notre premier rendez-vous. J’oublierai jamais.
C’était la nuit où ce terrible orage s’est abattu sur la ville.
Tu t’en souviens George ?
C’est sur la piste de danse que pour la première fois votre père a posé ses lèvres sur les miennes. Et… j’ai compris à cet instant là, que j’allais passer le reste de ma vie avec lui.

George éclate de rire à cause de ce qu’il y a à la télé

Scène 4 (Marty : Marty McFly)
(Dans la chambre de Marty)

Le radio-réveil passe de 12 heures 27 à 12 heures 28 du matin
La radio est allumée et joue Time Bomb Town de Lindsey Buckingham.
Marty dort tout habillé
Le téléphone sonne

Marty
(mal réveillé) : Allô.
Doc
(au téléphone) : Marty, tu ne t’étais pas endormi, au moins ?
Marty : Non, non, non… non, ah ! Qu’est-ce que vous allez imaginer ?
Doc : Ecoute, c’est très important. J’ai oublié ma caméra vidéo, tu veux bien passer chez moi la prendre avant de me rejoindre ?
Marty : Ah ! hum ! D’accord !… J’arrive !

Acte V
(Une DeLorean à voyager dans le temps)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Promenade des deux pins, 1 heure 16 du matin)


Marty arrive en skateboard au centre commercial
Le camion du Docteur Brown est garé sur le parking déserté
Einstein, qui a un chronomètre autour du cou, attend bien sagement assis sur le sol humide

Marty : Einstein, eh Einstein ! Tu sais où est Doc, vieux frère ?

L’arrière du camion s’ouvre. De la fumée s’en échappe. Une DeLorean trafiquée en sort en marche arrière
Sur la plaque d’immatriculation, on peut lire : « OUTATIME » (hors du temps)
Doc sort de la DeLorean

Marty : Doc ?

Doc sursaute et se retourne vers Marty

Doc
(tout content) : Marty, tu as pu venir.
Marty : Ouais.
Doc : Tu vas assister à ma toute nouvelle expérience, la plus importante de ma vie, le couronnement de toute ma carrière.
Marty : Oh ! ben ! On dirait une DeLorean, non ? Mais qu’est-ce que vous lui avez fait ?
Doc : Toutes tes question recevront une réponse. Filme, on commence !
Marty : D’accord.
Oh ! Doc ? Vous vous êtes déguisé en cosmonaute ?
Doc : C’est pas le moment, c’est pas le moment.
Marty : Ah bon !
Doc : On n’a pas le temps. Allez !
Marty
(tenant la camera sur l’épaule) : Ca y est, j’suis prêt.
Doc
(à la caméra, rapidement) : Mesdames, messieurs, je me présente Emmett Brown, je me trouve sur le parking de la Promenade des deux pins. Nous sommes le 26 octobre 1985, et il est 1 heure 18 du matin. (Marty regarde sa montre)
Expérience temporelle numéro un.
(au chien) Viens ici Einstein ! En voiture ! C’est bien ça. Allez hop ! Assieds-toi ! Attache ta ceinture. Voilà ! (Doc clipse la ceinture d’Einstein)
(à Marty)
Tiens approche-toi !
Marty : Ouais, voilà ! voilà !
Doc
(à la caméra) : Vous pouvez constater que le chrono d’Einstein est parfaitement synchronisé avec le mien.

Les deux chronos passent de 1 heure 18 à 1 heure 19 en même temps

Doc
(à Marty) : C’est bon ?
Marty : Ouais, ouais ça y est.
Doc : Bien.
Bon voyage Einstein. Attention à la tête.

Doc sort une télécommande de la voiture et ferme la porte

Marty : Et ce truc là ça sert à télécommander… la voiture ?
Doc : Attends, regarde !
Marty : Ah ! ouais.
Oh pardon !

Marty recommence à filmer

Marty : Ca y est.

Doc fait reculer la DeLorean grâce à la télécommande, non sans une certaine maîtrise

Marty : Ca alors !

Marty regarde Doc et la caméra bouge avec sa tête

Doc : Pas moi ! La voiture !

Doc place la DeLorean au niveau d’une des entrées du parking
Doc et Marty se déplacent pour se situer en plein dans l’axe de la voiture

Doc : Si mes calculs sont exacts, lorsque ce petit bolide atteindra les 88 miles à l’heure, attends-toi à voir quelque chose qui décoiffe.

Doc met le frein et fait accélérer les roues de la DeLorean grâce à la télécommande
Les roues tournent sur place et le compteur de vitesse grimpe
Vers les 65 miles à l’heure, Doc relâche les freins
Marty fait quelques pas sur le côté

Doc
(ramenant Marty dans la trajectoire de la DeLorean) : Regarde ! Regarde ça !

La voiture démarre à toute allure, avec Einstein à son bord
A 88 miles à l’heure la DeLorean s’enveloppe dans champ magnétique et disparaît en laissant deux traînées de feu derrière elle, lesquelles passent juste sous les pieds de Doc et Marty
Doc regarde la télécommande et éclate de joie

Doc : Han ! han ! Qu’est-ce que je t’avais dit ?
88 miles à l’heure !

La plaque d’immatriculation, qui s’est décrochée, tourne sur elle-même puis tombe par terre

Doc : Le déplacement temporel a eu lieu exactement à une heure 20 minutes et 0 seconde.
Marty (essayant de prendre la plaque, trop chaude) : Ouah! oh ! Mais c’est pas vrai !
Mais regardez ce que vous avez fait, vous avez désintégré Einstein
Doc : Du calme, voyons, je n’ai rien désintégré du tout, je peux t’assurer que les structures moléculaires d’Einstein et de la voiture sont intactes.

Marty : Intactes, mais merde où sont-ils ?
Doc : Tu devrais plutôt demander : Mais merde, quand sont-ils ?
Tu vois Einstein vient de devenir le premier être vivant à voyager dans le temps.
Je l’ai envoyé dans notre futur. Une minute en avant dans le futur pour être exact. Et par conséquent à une heure 21 minutes et 0 seconde nous allons le rejoindre, lui et la machine à voyager dans le temps.
Marty : Mais attendez un peu Doc, est-ce que j’ai bien entendu ? Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps… à partir d’une DeLorean ?
Doc : Faut voir grand dans la vie, quitte à voyager à travers le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule.
Marty : Oh !
Doc : Par ailleurs, la carrosserie étant en acier inoxydable, la dispersion des flux…

La montre de Doc sonne

Doc
(poussant Marty avec lui sur le côté) : Attention !

La DeLorean réapparaît
Doc a juste le temps de reprendre le contrôle de la voiture qui s’arrête en dérapant
La DeLorean est gelée et fume, Doc et Marty s’approchent d’elle
Une grosse fumée s’échappe de l’arrière de la voiture
Doc essaye d’ouvrir la porte et frémit

Marty : Qu’est-ce qui se passe, c’est chaud ?
Doc : C’est froid, fichtrement froid.

Doc ouvre la porte avec son pied et pousse un petit cri car il a retrouvé son chien

Doc : Oh ! Einstein, petite crapule.
La montre d’Einstein a exactement un minute de retard sur la mienne et elle ne s’est pas arrêtée.

La montre d’Einstein passe de 1 heure 20 à 1 heure 21 tandis que celle de Doc passe de 1 heure 21 à 1 heure 22 exactement en même temps
Einstein monte dans le camion de Doc

Marty : Il va bien ?
Doc : Bien sûr. Et il ne s’est absolument pas rendu compte de se qui s’est passé. En ce qui le concerne, le voyage à été instantané, ce qui fait que sa montre indique une minute de moins que la mienne.
Il a fait un bon d’une minute en avant et il est arrivé immédiatement à l’instant où nous sommes, allez viens ! Je te fais voir comment ça marche.
Marty : Ah ! D’accord.
Doc : D’abord, il faut mettre en marche les circuits temporels

Doc actionne une manette et des cadrans s’allument :
OCT 26 1985 AM 01:21
OCT 26 1985 AM 01:22
OCT 26 1985 AM 01:20

Doc
(montrant le cadran du haut) : Ce cadran te dit où tu vas.
(montrant le cadran du milieu) Celui-ci où tu te trouves.
(montrant le cadran du bas) Et celui-là te dit d’où tu es parti.
Marty : Ouah !
Doc : Tu programmes l’instant exact où tu veux aller sur ce clavier. Disons que tu as envie de voir la signature de la déclaration de l’indépendance, regarde !

Doc tape la date en question sur le clavier :
JUL 04 1776 AM 01:21
OCT 26 1985 AM 01:22
OCT 26 1985 AM 01:20

Doc : Ou alors, assister à la naissance du Christ.

Doc tape la date sur le clavier :
DEC 25 0000 AM 01:21
OCT 26 1985 AM 01:22
OCT 26 1985 AM 01:20

Doc : Et vraiment une date essentielle dans l’histoire de la science… le 5 novembre 1955.

Doc tape la date du 5 novembre 1955 sur le clavier :
NOV 05 1955 AM 01:21
OCT 26 1985 AM 01:23
OCT 26 1985 AM 01:20

Doc : Mais oui, bien sûr, le 5 novembre 1955.
Marty : Je comprends pas, qu’est-ce qui s’est passé ?
Doc : C’est ce jour là que j’ai inventé le voyage à travers le temps. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais debout sur la cuvette des toilettes, j’accrochais une horloge, la faïence était mouillée, j’ai fait un vol plané et ma tête à heurté la chasse d’eau, en revenant à moi j’ai eu une révélation, une vision ! J’ai vu une image !
(montrant un appareil accroché entre les deux sièges de la DeLorean) L’image de ceci. C’est ça qui permet de voyager à travers le temps : le convecteur temporel.
Marty : Le convecteur temporel ?
Doc : Il m’a fallu 30 ans et tout mon héritage pour matérialiser la vision que j’ai eu ce jour là.
Mon dieu ! Tout ce temps déjà.
Mais évidemment le coin a drôlement changé. Je me souviens de l’époque où à perte de vue on ne voyait que des champs cultivés. C’est le vieux Peabody qui possédait toutes les terres. Son idée fixe c’était… de faire pousser des pins, ici.
Marty : Oh ! Ca alors ! C’est super dément Doc, c’est génial. Euh !
Ca consomme de l’essence ordinaire ou du super ?
Doc : Ni l’un, ni l’autre, il faut un carburant qui ait plus de pêche, du plutonium.
Marty
(la caméra à la main) : Du plutonium… mais vous plaisantez, vous êtes en train de me dire que ce truc là est nucléaire.
Doc : Eh ! Tourne ! Continue à tourner !

Marty remet la caméra sur son épaule

Doc : Non, non, non, non, ce truc là est électrique, mais il faut une réaction nucléaire afin de produire les 2 virgule 21 gigowatts d’électricité nécessaires.
Marty : Doc !
(la caméra à la main) Je vous vois assez mal rentrer dans une droguerie et… et demander du plutonium. Vous l’auriez pas fauché ?
Doc : Hum ! Oui, bien sûr à un groupe d’extrémistes libyens, ils voulaient que je leur fabrique une bombe, alors j’ai gardé leur plutonium et je leur ai refilé un joli boîtier de bombe rempli de vieilles pièces de flipper.
Viens, je vais te donner une combinaison antiradiation, il faut que recharge la voiture.
Marty : Oh ! oh la vache !

Doc et Marty enfilent leur combinaison
Doc ouvre la caisse de plutonium et prend un flacon. Il ouvre le réservoir de plutonium de la DeLorean situé à l’arrière de la machine et place le flacon dessus. Le contenu du flacon est aspiré dans un bruit de succion
Doc referme le réservoir et enlève le casque de sa combinaison

Doc : C’est entièrement gainé de plomb, il n’y a plus rien à craindre.
Ne perd pas cette cassette vidéo ! J’en ai besoin pour mes archives.
(rangeant le flacon vide) On va mettre ça ici, et voilà !
Oh ! J’allais oublier mes bagages.
Ils n’ont peut-être pas de caleçons 100% coton dans le futur et je suis allergique à tous les synthétiques.

Doc met sa valise dans le coffre de la DeLorean (situé à l’avant de la voiture)

Marty : Le futur… c’est là que vous allez ?
Doc : Exact, 25 ans en avant. J’ai toujours rêvé de connaître le futur.
De voir comment le monde change, voir les progrès de l’humanité.
Marty : Ouais ! Pourquoi pas.
Doc : Rends-toi compte, je pourrais connaître tous les numéros gagnants du loto pour les 25 ans à venir.
Marty : Euh ! Doc.
Doc : Hein ?
Marty : Passez me voir, quand vous serez là-bas.
Doc : D’accord, j’y penserai.
Moteur.

Acte VI
(Les Libyens)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown, Le Libyen : terroriste passager, Terroriste conducteur)
(Promenade des deux pins)

Marty met la caméra sur son épaule
Doc ouvre la portière de la DeLorean

Doc
(à la caméra) : Moi, le docteur Emmett Brown, je me prépare à embarquer pour un voyage historique.
(à lui-même) Ah ! mais, où avais-je donc la tête, j’ai oublié de prendre les réserves de plutonium. Je ne sais pas comment je serais rentré, il faut une pastille pour chaque voyage. Il faut que je sois un peu moins distrait.

Einstein aboie, depuis l’intérieur du camion

Doc : Qu’est-ce qu’il y a Einstein ?

Doc voit un van arriver au loin

Doc : Oh ! Mon dieu ! Et moi qui pensais les avoir semés, ils m’ont retrouvé.
(en criant) Sauve-toi les voilà !
Marty : Qui ? Mais qui ?
Doc : Tu devines pas, les Libyens !

Un des terroristes crie, le van arrive sur le parking
Le terroriste est armé et tire des rafales de balles avec une mitraillette

Marty : Oh ! Merde !

Le terroriste tire en direction de Doc et de son camion

Doc : Je vais créer une diversion !
Marty : Ne faites pas ça !

Doc se met juste devant le van qui s’arrête. Le terroriste pointe son arme sur lui.
Le Libyen envoie une rafale de mitraillette en plein dans la poitrine de Doc. Ce dernier est projeté en arrière, sur le sol. Il est mort

Marty
(de toutes ses forces) : Non !
Espèces de salauds !

Le Libyen tire sur Marty qui va se cacher de l’autre côté du camion
Le Libyen fait signe au conducteur de contourner la camion
Marty apparaît juste devant le van qui s’arrête une nouvelle fois
Le terroriste tire mais son arme s’enraye
Ce dernier se met à jurer en langue arabe
Marty saute dans la DeLorean

Le Libyen
(au conducteur) : Go !

Le van ne démarre pas
Marty ferme sa portière

Le Libyen : Go !

Le van repart
Marty arrive à démarrer le moteur et essaye de semer les Libyens
En changeant de vitesse, il met en route par erreur les circuits temporels
Le cadran s’allume :
NOV 05 1955 AM 06:15
OCT 26 1985 AM 01:35
OCT 26 1985 AM 01:20

Le terroriste, à bord du van, tire sur la DeLorean et rate sa cible

Marty : Allez ! Vas-y bon sang ! Fonce !
Oh merde !

Le compteur de vitesse de la DeLorean dépasse les 85 miles à l’heure au moment où il arrive à un virage serré, à la sortie du parking
Marty freine, fait demi-tour et revient sur le parking
Le van des Libyens le suit
Le terroriste sort un lance-roquettes

Marty
(en regardant dans son rétroviseur extérieur) : Oh quelle chiotte !
On va voir si ces fumiers s’accrochent encore à 90.

Marty passe la cinquième et fonce
Arrivée à la vitesse de 88 miles à l’heure, la DeLorean se couvre d’un champ magnétique et disparaît

Acte VII
(1955)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Peabody (le vieux Peabody), La mère : Mère Peabody, Sherman : Sherman Peabody (le fils), La fille : Fille Peabody)
(Dans la grange des Peabody)

La DeLorean réapparaît le 5 novembre 1955 à 6 heures 15 du matin
La voiture continue sa course au beau milieu d’un champ et fonce dans un épouvantail

Marty
(paniqué) : Ah ! Ah !

A cause des secousses, le casque de la combinaison de Mary retombe sur sa tête
La DeLorean fonce tout droit dans une grange ! Boum ! elle s’arrête
Le bruit réveille la famille Peabody qui sort pour voir ce qui se passe
Au fond de la grange, les warnings de la DeLorean sont enclenchés
Les Peabody arrivent à l’entrée de la grange et ouvrent la porte en bois

La mère : P’pa, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est p’pa ?
Peabody : Ca a l’air d’être un avion… mais ça n’a pas d’ailes.
Sherman : Non c’est pas un avion ça, regarde !

Sherman tend une bande dessinée (Histoires de l’espace) au vieux Peabody
Sur la couverture on voit une soucoupe volante qui ressemble étrangement à la DeLorean qu’ils ont sous les yeux
Marty ouvre la porte de la DeLorean
Marty sort de la voiture dans sa combinaison antiradiation
On entend un bruit de respiration venant de Marty

Les quatre habitants du lieu se regardent puis se mettent à crier

Les Peabody (ensemble) : Ah ! ah ! ah !
Peabody : Courez les enfants ! vite !

La famille Peabody s’enfuit
Marty heurte une botte de foin puis repousse son casque dans son dos
Il voit les vaches, à l’intérieur de la grange, qui meuglent
Marty sort de la grange

Marty : Euh ! Bonjour !
Euh ! Excusez-moi !
Désolé d’avoir abîmé la grange.

Le vieux Peabody tire un coup de carabine sur la grange
Marty tombe en arrière

Sherman : C’est un mutant, il a déjà pris forme humaine.
Descends-le !

Peabody tire un 2ème coup sur la porte de la grange

Peabody : Prends ça bougre de salopard de mutant !

Marty sort de la grange au volant de la DeLorean en arrachant la porte

Peabody : Attention !
Sherman : Descends-le p’pa !

Marty sort de chez les Peabody en fauchant un des deux jeunes pins qui était planté juste devant la maison

Peabody : Mon pin, vain Dieu !
Saleté de martien, il a tué un de mes pins.

Une dernière décharge de carabine atterrit dans la boîte aux lettres des Peabody alors que le DeLorean s’en va au loin

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Passagère : La femme dans la voiture rouge)
(2 miles avant Hill Valley)

Marty est en train de tracer la route, à bord de la DeLorean

Marty (à lui-même) : Bon ! eh ! Du calme McFly !
On se calme, on se ressaisit. Tu es en train de rêver.
Oui, oui, c’est seulement un rêve.
Un rêve qui a l’air très, très vrai.

Marty freine brutalement devant le « Lotissement Lyon » (qui est en construction)
Il ouvre la portière de la voiture et va voir l’entrée de plus près, indiquée par deux monuments surmontés chacun d’une statue représentant un lion couché
Une voiture rouge passe

Marty : Eh ! eh !

La voiture ralentit au niveau de Marty

Marty (aux deux passagers de la voiture) : Il faut absolument m’aider !
Passagère
(affolée, à son mari, qui conduit la voiture) : Ne t’arrête pas, Joseph ! Accélère !

La voiture repart à toute allure

Marty
(dépité) : C’est pas vrai.

Marty jette son casque dans la DeLorean et monte à bord
Les circuits temporels s’éteignent tout seuls

Marty : Ah ! C’est fou cette histoire.

Marty donne un petit coup sur les cadrans et essaye de redémarrer la voiture

Marty : Démarre !
(la voiture refuse de démarrer)
Oh ! Il manquait plus que ça !

On entend une petite alarme : l’indicateur du réservoir de plutonium indique qu’il n’y en a plus

Marty (traduisant l’indication « empty ») : Vide.

Marty pose le walkman qu’il avait gardé avec lui, sur le siège passager, juste a côté de la caméra vidéo
Il pousse la DeLorean jusque derrière une grande pancarte publicitaire qui annonce la réalisation prochaine du lotissement
Marty se met ensuite en marche en direction de Hill Valley, dont un panneau indique que la ville se situe à 2 miles de là

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Annonceur : Un membre de la campagne de Red Thomas)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Marty arrive au centre de Hill Valley
La chanson « Mr Sandman » est diffusée par un haut-parleur situé sur la façade d’un petit magasin de musique
Marty passe devant un panneau placé devant le cinéma qui indique 50 cents la place
Une voiture s’arrête devant la station service Texaco. Quatre personnes s’affairent autour pour s’en occuper
Marty traverse la rue, manque de se faire écraser par une voiture, puis marche dans l’allée du parc situé devant la tour de l’horloge
L’horloge sonne la demie heure (il est 8h30 du matin)
Marty regarde l’horloge : elle fonctionne !
Une voiture noire bardée d’affiches électorales tourne autour de la place. Un haut-parleur est situé sur le toit de la voiture

Annonceur
(depuis la voiture, en off) : Votez pour la réélection de Red Thomas à la mairie, l’avenir est entre vos mains. Si le mot progrès signifie quelque chose pour vous, votez Red Thomas. Son nom est synonyme de progrès. Voter pour Red Thomas, c’est créér des emplois, améliorer la formation de vos enfants, embellir les rue de votre ville et payer moins d’impôts. Dimanche portez votre choix sur un homme qui a fait ses preuves…

Un homme jette un journal dans une poubelle, Marty le récupère

Annonceur
(depuis la voiture, en off) : Réélisez Red Thomas à la mairie.

Marty regarde la date du journal : Samedi 5 novembre 1955

Marty : Je dois rêver, c’est pas possible !

Marty aperçoit le logo indiquant la présence d’un téléphone public dans un café et entre à l’intérieur

Scène 4 (Marty : Marty McFly, Lou : Lou Carruthers)
(Dans le Lou’s café)

Le Juke-box du café joue la chanson « La ballade de Davy Crockett »
George est assis au bar

Lou
(Le patron du café) : Eh ! Qu’est-ce qui t’est arrivé ? T’es tombé d’un bateau ?
Marty : Quoi ?

Marty est vêtu de ses habits de 1985, dont un blouson rouge sans manche et rembourré, faisant penser à un gilet de sauvetage

Lou : Ben ! Qu’est-ce que tu fais avec un gilet de sauvetage ?
Marty : Oh ! Est-ce que je peux passer un coup de fil ?
Lou
(montrant sa droite) : Ouais vas-y c’est par là.

Scène 5 (Marty : Marty McFly)
(Dans la cabine téléphonique du Lou’s café)

Marty
(cherchant dans l’annuaire) : B, B, B, B, B… Brown.
Super ! Il est vivant.

Marty compose le numéro de Doc
Ca sonne
Sa montre se met à biper. Lou entend le bruit et regarde Marty d’un air suspicieux. Marty se dépêche de cacher sa montre derrière son dos
Au téléphone, personne ne décroche

Marty : Ah ! Décroche !
Ah !

Marty raccroche le téléphone et arrache la page de l’annuaire
Il sort de la cabine

Scène 5 (Marty : Marty McFly, Lou : Lou Carruthers)
(Dans le Lou’s café)

Marty
(à Lou) : Est-ce que vous savez où se trouve la rue Riverside ?
Lou
(perdant patience) : T’as l’intention de boire quelque chose ?
Marty : Oh ! euh ! oui !

Marty s’assoit au bar

Marty : Euh, je voudrais un Gini !
Lou : Genie sans bouillir, tu t’es trompé de porte, la droguerie c’est à côté.
Marty : Bah ! Donnez-moi un Pepsi régime !
Lou : Si tu fais un régime, ne bois pas de Pepsi !
Marty : Bon ! Ben alors, donnez-moi n’importe quoi pourvu que ça soit sans sucre.
Lou : Quelque chose sans sucre.

Acte VIII
(La rédac’ de Biff)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Biff : Biff Tannen, George : George McFly, Skinhead (un copain de Biff), Goldie : Goldie Wilson, Lou : Lou Carruthers)
(Dans le Lou’s café)

Lou dépose un café devant Marty qui a posé ses pièces de monnaie sur le comptoir, parmi lesquelles son médiator !
Marty met sa main derrière la tête. George McFly est juste à côté de lui et fait exactement le même geste au même moment
Biff arrive à l’entrée du café, il aperçoit George

Biff : Mais c’est McFly ?

Marty et George tournent leur tête en même temps
Biff et ses trois acolytes entrent dans le café

Biff : Mais qu’est-ce que tu fous ici ?
Marty
(à lui-même) : Biff.
Biff
(à George) : C’est à toi qu’je parle, t’es sourd McFlan ? Espèce de crème anglaise.
George : Oh ! Salut Biff ! Salut les gars ! Ca va ?
Biff : Alors McFly, t’as fait ma rédac’
George : Heu ! Ben c’est à dire que je me suis dit, puisqu’on devait pas la rendre avant…
Biff
(frappant le crâne de George) : Allô ! Allô ! Y’a personne au bout du fil ?
(Biff arrête de frapper) Faut réfléchir McFly ! Faut réfléchir ! Et l’temps qu’y m’faut pour la recopier.
Mais est-ce que tu t’rends compte de ce qui s’passerait si j’rendais ma rédaction avec ton écriture.
Mais j’serais viré du lycée, moi. Ce serait pas c’que tu cherches à faire par hasard ?
C’est pas c’que tu veux ?
George : Mais non ! Mais enfin bien sûr que non Biff, qu’est-ce qui te fait penser des choses pareilles ?
Biff
(à Marty, lequel le regarde, l’air étonné) : Tu veux ma photo, banane ?
Skinhead : Eh ! Biff, t’as vu c’gugusse, y s’trimbale avec sa bouée, c’couillon à la trouille de s’noyer.
George : Ouais ! eh !
Biff : Parle-moi plutôt d’ma rédac’ !
George : Euh ! oh ! Oui Biff, c’est à dire… je travaillerai cette nuit pour la finir et je te l’apporterai demain matin à la première heure.
Biff : Et t’pointes pas aux aurores, le dimanche je dors tard. Oh ! T’as vu McFly ton lacet est défait.

George regarde ses chaussures et Biff lui donne une claque sous le menton
Biff et sa bande se mettent à rire

Biff : Oh ! C’est pas vrai ! T’es toujours aussi poire, McFly, Et qu’j’te revois plus jamais ici, t’entends ?
George : D’accord, c’est ça. Au revoir les copains.

Biff et sa bande sortent du Lou’s café
Ils montent dans la voiture noire décapotable de Biff sans ouvrir les portes et partent
Lou est en train de balayer
Marty regarde George avec de gros yeux

George : Quoi ?
Marty : Vous êtes George McFly ?
George : Oui, et vous, vous êtes qui ?
Marty : Euh ! euh !

Goldie Wilson arrive vers George d’un pas rapide et lui tape sur l’épaule

Goldie
(à George) : Dis, pourquoi est-ce que tu te laisses mener par le bout du nez par ces voyous ?
George : Ben ! Y sont plus costauds que moi.
Goldie : Garde la tête haute, mon vieux. Aie un peu de respect pour toi-même !
Si tu laisses les gens te marcher sur les pieds maintenant, ils te marcheront sur les pieds tout le reste de ta vie. Regarde moi, est-ce que tu crois que je vais passer toute ma vie dans ce boui-boui ?
Lou : Attention Goldie !
Goldie
(continuant) : Ah ça non alors ! Moi j’veux arriver à quelque chose. J’irai au cours du soir, et un jour je deviendrai quelqu’un d’important.
Marty : Ah ! Ca c’est vrai, il va devenir maire.
Goldie : Eh ! C’est ça je vais devenir… Maire…
Eh ! Bravo ! C’est une idée de génie. Je vais me présenter à la mairie…

Lou : Un Noir à la mairie, c’est pas demain la veille.
Goldie
(à Lou) : Attendez monsieur Carruthers, je deviendrai maire et je serai l’homme le plus puissant de Hill Valley, et vous verrez la ville comment je vais la nettoyer.
Lou : C’est ça
(Lou Carruthers donne son balai à Goldie et part derrière le bar) et en attendant commence par balayer.
Goldie : Hum !
Le Maire Goldie Wilson, ça sonne drôlement bien, dis donc.

Goldie ramasse l’assiette de George
Marty s’aperçoit que ce dernier n’est plus là et regarde dans tous les sens
On entend une sonnette de bicyclette
On voit George par la fenêtre partir à vélo

Marty : Merde !

Marty sort du café et essaye de rattraper George

Marty
(à George, déjà loin) : Eh papa ! euh George ! heu ! Toi sur le vélo !

Acte IX
(Pierre Cardin)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, George : George McFly, Sam : Sam Baines)
(Dans la rue devant chez Lorraine)

Marty court toujours après George qui est très loin devant. Marty voit le vélo de George au pied d’un arbre. Il s’arrête, jette un coup d’oeil aux alentours
Des feuilles tombent d’un arbre. Marty regarde au-dessus de lui et voit George, en équilibre sur une grosse branche
George regarde avec des jumelles Lorraine qui est en train de se changer, derrière la fenêtre de sa chambre
Marty regarde George et la direction de ses jumelles en alternance

Marty
(à lui-même) : Oh ! C’est pas vrai, papa est un voyeur.

George est soudain déséquilibré, il saute de l’arbre et atterrit en plein milieu de la rue
Une voiture arrive droit sur lui

Marty : Papa !

Marty se précipite sur la chaussée, pousse George et se fait renverser par la voiture qui klaxonne
Des chiens aboient
Sam Baines sort de la voiture et va voir Marty qui gît inconscient sur le bitume
George se relève et commence à partir

Sam
(à George) : Eh ! Dis donc, mais attendez un peu, mais qui êtes vous ?
Eh !

George prend son vélo et part précipitemment sans rien dire

Sam
(en direction de la maison) : Stella ! Y’a encore un de ces sales gamins qui s’est jeté sous ma voiture.
Allez viens ! Aide-moi à le transporter à la maison.

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines)
(Dans la chambre de Lorraine)

Marty est dans le lit de Lorraine et se réveille
Dehors, derrière la fenêtre, il fait sombre et il pleut

Marty : Maman ?
C’est toi ?
Lorraine : Doucement, calme toi.

Lorraine lui éponge le front avec une serviette humide

Lorraine : Tu as dormi presque 9 heures.
Marty : Aïe ! Quel horrible cauchemar.
J’ai rêvé que je… je voyageais dans le passé, c’était affreux.
Lorraine : C’est fini, il n’y a plus rien à craindre. Nous voilà revenus en cette bonne vieille année 1955.
Marty
(sursautant et s’asseyant sur le lit) : En 1955 ?

Lorraine allume la lumière et s’assoit le lit d’à côté, en face de Marty

Marty : Mais vous êtes ma m… vous êtes ma m…
Lorraine : Je m’appelle Lorraine,
Lorraine Baines…

Lorraine enlève son gilet

Marty : Eh oui… Mais vous… vous êtes si… vous êtes si… mince.
Lorraine : Dites donc Pierre du calme, vous avez une énorme bosse sur la tête.

Marty : Ah !

Marty veut descendre du lit mais il voit qu’il n’a pas son pantalon

Marty : Oh ! oh ! Où est mon pantalon ?
Lorraine : Je l’ai mis là, mis sur mon journal intime.
Vous savez Pierre, c’est le premier slip mauve que je vois.
Marty : Pierre… mais pourquoi vous m’appelez toujours Pierre ?
Lorraine : C’est bien votre nom ? Pierre Cardin ?
Marty : Oh !
Lorraine : C’est marqué partout sur vos sous-vêtements.

Lorraine veut montrer à Marty mais il recule

Marty : Ah ! ah ! ah !
Lorraine : Votre surnom ça doit être Pierrot ?
Marty : Non tout le monde… m’appelle Marty.
Lorraine : Oh ! Ravie de faire votre connaissance Pierre… Marty… Cardin.

Lorraine s’assoit juste à côté de Marty

Marty : Oh !
Lorraine : Ca vous gène pas si je m’assois ici ?
Marty
(d’un air très peu convaincu) Oh ! Non pas du tout. Oh non ! Non c’est bien. Oui.
Lorraine : Vous avez vu l’énorme bleu là ?

Lorraine essaye de lui toucher la tête mais il fait un mouvement de recul et tombe du lit

Marty : Ah !
Stella
(depuis l’étage du dessous) : Lorraine, tu es là-haut ?
Lorraine
(se retournant) : Oh ! mon dieu ! C’est ma mère.
Vite !
(Lorraine lance le pantalon à Marty) Remettez votre pantalon !

Lorraine sort de la chambre tandis que Marty tombe en essayant de remettre son pantalon

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines, Stella : Stella Baines (la mère), Sam : Sam Baines (le père), Joey : Joey Baines (bébé), Milton : Milton Baines (un des garçons))
(Dans la salle à manger des Baines)

Lorraine, Stella et Marty descendent les escaliers
Sam est en train d’essayer de faire fonctionner la télévision

Stella : Dites-moi, ça fait longtemps que vous avez débarqué ?
Marty : Euh ! Pardon ?
Stella : Je suis sûre que vous êtes marin, c’est pour ça que vous portez un gilet de sauvetage !
Marty : Euh ! euh ! Je suis garde-côte.
Stella : Sam ! regarde ! C’est le petit jeune homme que t’as renversé avec l’auto. Dieu soit loué, il n’a rien.
Sam : Qu’est-ce que vous fichiez au milieu de la rue, un garçon de votre âge…
Stella : Oh ! Fais pas attention à ce qu’il dit. Il doit être de mauvaise humeur.
Sam ! Arrête de tripoter cet appareil et viens à table, tu veux !
(Stella présente les membres de sa famille, autour de la table) Bon Lorraine, vous connaissez déjà. Voici Milton, ça c’est Sally, et lui c’est Toby. Et là-bas dans son parc c’est notre petit Joey.

Marty se baisse vers le parc de Joey

Marty
(à voix basse) : Alors, c’est toi mon oncle Joey ?
Faudrait mieux t’habituer à ces barreaux, tonton.
Joey : Areu !
Stella : Eh oui Joey !
(à Marty) Il adore quand on le met dans son petit parc. Il pique des colères dès qu’on veut le faire sortir, alors on le laisse dedans tout le temps.
Mon petit Marty, j’espère que vous aimez les boulettes ?
Marty : Oh ! euh ! Je ne voudrais pas vous déranger, je…

Marty recule, Lorraine lui met une chaise sous ses genoux et il tombe dessus

Lorraine : Asseyez-vous là Marty !
Stella : Sam ! Arrête de tripoter se poste, je te dis. Viens te mettre à table avec nous.
Sam
(qui a réussi à brancher la télé et la pousse devant la table) : Yo, oh ! Et en plus ça roule.
On va pouvoir regarder « Jacky Gleason » pendant qu’on mange !
Stella : Ah ! Ah quelle chance !

On entend la télé : il s’agit du même programme que regardaient les McFly en 1985

Lorraine
(à Marty) : C’est notre premier poste de télévision, papa nous a fait la surprise. Vous avez la télévision ?
Marty : Ben oui. Même que… on en a deux.
Milton : Ouah! Tu dois être drôlement riche !
Stella : Mais voyons, il dit ça pour te taquiner, chéri. Mais personne n’a deux postes de télévision.
Marty
(qui regarde la télé) : Eh ! eh ! J’ai déjà vu cet épisode, c’est super connu, c’est un classique. C’est celui où Ralph se déguise en habitant de la planète Mars !
Milton : Comment tu l’as déjà vu ? C’est l’émission d’aujourd’hui.
Marty : Ben oui ! Je l’ai vu… euh… en rediffusion.
Milton : Et c’est quoi une rediffusion ?
Marty : Tu le sauras bien assez tôt.
Stella : C’est curieux vous avez un air de famille, mais de chez pas qui.
Je connais pas votre maman ?

Marty regarde un instant Lorraine

Marty
(hésitant) : Oui ! Il est possible que vous la connaissiez.
Stella : Oh ! Ben alors je vais lui passer un coup de téléphone, moi je veux pas qu’elle se fasse du souci.
Marty : Ah ! non ! Ca sert à rien.
Ah ! euh ! Enfin c’est-à-dire que… y’a personne… à la maison.
Stella : Ah !
Marty : Pas encore.
Stella : Ah !
Marty : Euh ! écoutez !

Marty sort la page d’annuaire de la poche de son blouson

Marty : Vous savez où se trouve la rue Riverside, s’il vous plaît ?
Sam : C’est de l’autre côté de la ville, la première après Maple.
Dans le quartier Est.
Marty : Ah !
Eh ! attendez ! La première après Maple c’est… c’est… c’est l’avenue John Kennedy ?
Sam : Ben qui c’est ça celui-là John Kennedy ?
Lorraine : Maman ?
Comme les parents de Marty sont pas là, peut-être on devrait le garder ici ce soir. C’est vrai après tout, papa a failli le tuer avec l’auto.
Stella : C’est vrai Marty. Je crois qu’il vaut mieux que vous passiez la nuit ici, nous sommes un peu responsables de vous.
Marty : Oh ! C’est à dire, je sais pas si…
Lorraine : Il n’aura qu’à dormir dans ma chambre.

Lorraine met sa main sur la cuisse de Marty qui sursaute et se lève brusquement de table

Marty : Je dois m’en aller, je dois m’en aller. Je vous remercie beaucoup, c’était super, vous avez été très gentils, au revoir et à plus tard.
(à part) Beaucoup plus tard.

Marty quitte aussitôt la maison des Baines
Lorraine est émerveillée

Stella : Je le trouve assez mystérieux ce garçon.
Sam : C’est un crétin.
Ca vient de son éducation, ça. Ses parents doivent être des crétins.
Je t’avertis Lorraine, si jamais t’as un môme qui se conduit comme ça, t’es plus ma fille.

Acte X
(Doc Brown)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Devant chez Doc, 1640 Avenue Riverside)

Marty frappe à la porte de Doc
Doc ouvre et referme la porte aussitôt
Marty touche la poignée et Doc ouvre la porte

Marty : Doc ?
Doc
(tirant Marty par le bras) : Ne dites pas un mot !
Marty : Doc !

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Chez Doc)

Doc a un casque bizarre, avec des ampoules, sur la tête, relié à une machine

Doc : Je ne veux pas savoir qui vous êtes. Je ne veux rien savoir de vous.

Doc enlève un dispositif électronique de son chien et le libère

Marty : Ecoutez-moi Doc !
Doc, c’est moi, c’est moi Marty.

Doc trafique des boutons sur la machine

Doc : Ne dites rien du tout, silence !
Marty : J’ai besoin de votre aide.
Doc : Silence !

Doc colle une ventouse reliée à la machine sur le front de Marty

Doc : Je vais lire dans vos pensées.
Voyons. Il n’y a pas longtemps que vous êtes ici et… et vous arrivez de très loin.
Marty : Oui, c’est ça.
Doc : Ne me dites rien, laissez-moi deviner.
Oh ! oh ! Vous voulez que je prenne un abonnement à la sélection du Reader’s Digest.
Marty : Non !
Doc : Pas un mot ! Surtout pas un seul mot, allons, silence.
C’est une quête. C’est ça, vous voulez que je donne de l’argent à l’association des jeunes garde-côtes nécessiteux.
Marty : Doc !

Marty enlève la ventouse qui fait « ploc ! », laissant une marque visible sur son front

Marty : Je viens du futur.
Dans une machine à voyager dans le temps que vous avez inventée. Maintenant il faut que vous m’aidiez à repartir en 1985.
Doc : Mon Dieu ! Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ?
Ca veut dire que ce…
(Doc enlève son casque) diable d’engin ne fonctionne pas du tout !
Marty : Il faut que vous m’aidiez, vous êtes le seul qui sache faire marcher votre machine à voyager dans le temps.
Doc : Une machine à voyager dans le temps ?
J’ai jamais inventé de machine à voyager dans le temps.
Marty : Ah ! D’accord. Vous voulez des preuves attendez !
(Marty sort son portefeuille et y retire son permis de conduire) Vous voyez mon permis de conduire, (Doc ne regarde pas le permis, il regarde des plans sur la table) il est valable jusqu’en 1987.
Regardez un peu ma date de naissance, bon sang, regardez. Je suis même pas né.
(Marty sort une photo de son portefeuille) Et regardez cette photo, il y a mon frère, ma soeur et moi. Regardez le sweat-shirt de ma soeur Doc ! (Doc prend la photo avec une pince et la regarde) Y’a la date 1984.
Doc : C’est un mauvais montage photographique. Il manque le haut des cheveux de votre frère.
Marty : Oh ! Mais je vous dis la vérité, je vous le jure, il faut que vous me croyiez.
Doc : Alors dites-moi « visiteur du futur », qui est président des Etats-Unis en 1985 ?
Marty : Ronald Reagan.
Doc : Ronald Reagan, l’acteur ? Ha ! ha !
Et qui est vice-président ? Jerry Lewis ?

Doc ramasse les plans de sa table et sort du manoir

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Devant chez Doc)

Doc se dirige rapidement vers son garage et Marty le suit

Doc : Vous allez sans doute me dire que Bette Davis est la première dame du pays ?
Marty : Non c’est pas ça.
Doc : Et John Wayne ministre de la défense pendant que vous y êtes. Ha!
Marty : Ecoutez-moi !
Doc : J’ai eu mon compte d’idioties pour la soirée. Bonne nuit visiteur du futur.

Doc s’enferme dans son garage et Marty est à la porte

Marty : Non, non, attendez ! Je sais… la bosse… la bosse que vous avez sur le crâne. Je sais comment c’est arrivé, vous me l’avez raconté.
Vous étiez debout sur vos toilettes en train d’accrocher une horloge, vous êtes tombé et votre tête à heurté la chasse d’eau, et c’est en vous relevant qu’il vous est venu l’idée de construire le convecteur temporel, qui rend le voyage dans le temps possible.

Doc ouvre soudainement la porte de son garage et regarde Marty

Scène 4 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Devant le Lotissement Lyon)

Marty et Doc arrivent en voiture devant le Lotissement Lyon en construction

Marty : Y’avait quelque chose qui allait pas dans le démarreur, alors je l’ai cachée. Ici.

Marty et Doc sortent de la voiture et se dirigent vers la DeLorean, toujours cachée derrière la pancarte
Marty enlève les branches d’arbres qui recouvraient la voiture pour la dissimuler

Doc : Après ma chute dans les toilettes, j’ai dessiné ça.

Doc montre le dessin du convecteur temporel à Marty

Marty : Le convecteur temporel.

Marty ouvre la porte de la DeLorean et lui montre le vrai convecteur temporel qui fonctionne

Doc : Ca marche ! Ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha! ça marche !

Doc prend Marty par le col

Doc : J’ai enfin réussi à inventer quelque chose qui marche.
Marty : Ca pour marcher, ça marche.
Doc : On va la ramener en cachette dans mon laboratoire.
Je peux te faire rentrer chez toi Marty !

Scène 5 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Chez Doc – A l’intérieur du garage)

Marty branche le caméscope qui était dans la DeLorean à la télévision de Doc

Marty : Bon Doc, ça y est !
Doc (dans la télé) : Non ! non ! non ! non ! non ! Pas maintenant je t’expliquerai ça tout à l’heure, c’est pas le moment !
Doc
(celui de 1955) : Mais c’est moi !
Ca alors, je ressemble à un vieillard.
Doc
(dans la télé) : Bonsoir, je me présente, je suis le docteur Emmett Brown, je me trouve sur le parking de la Promenade des deux pins.
Doc
(de 1955) : Dieu merci, j’ai encore mes cheveux.
Doc
(dans la télé) : Nous somme le 26 octobre 1985, et il est une heure 18 du matin.
Doc
(de 1955) : Eh ! Qu’est-ce que j’ai sur le dos ?
Marty : Ah ! Ca c’est une combinaison antiradiation.
Doc : Une combinaison antiradiation ?

Marty avance la cassette

Doc : Ah ! oui ! C’est pour les retombées radioactives des guerres atomiques.
Mais ça,
(montrant la caméra) ah ! c’est vraiment surprenant. Un studio portatif de télévision. (Doc prend la caméra et la pointe sur lui) Je comprends que nous soyons obligés d’avoir un acteur comme président, il faut qu’il passe bien à la télévision.
Marty
(reprenant la caméra des mains de Doc et appuyant sur « Lecture ») : Ah ! Voilà j’y suis, c’est juste après, Doc.
Doc
(dans la télé) : Non, non, non, non, ça marche à l’électricité, mais il faut une réaction nucléaire pour générer les 2 virgule 21 gigowatts d’électricité nécessaires.
Doc
(de 1955) : Qu’est-ce que j’ai dit là ?
Doc
(dans la télé) : Le convecteur temporel…

Marty rembobine la cassette

Doc
(dans la télé) : Ca marche à l’électricité, mais il faut une réaction nucléaire pour générer les 2 virgule 21 gigowatts d’électricité nécessaires.
Doc
(de 1955) : 2 virgule 21 gigowatts !
2 virgule 21 gigowatts ! Mon Dieu !

Doc se précipite hors du garage

Marty : Mais… mais enfin, c’est quoi un gigowatt ?

Marty le suit

Scène 6 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Chez Doc – Dans son salon)

Doc s’assoit sur son fauteuil

Doc : Je devais être complètement dans les nuages… 2 virgule 21 gigowatts!
(s’adressant à un portrait du savant Thomas Edison) Comment générer un puissance pareille Monsieur Edison ?
C’est impossible, je n’y arriverai pas !

Marty arrive dans le salon

Marty : Mais Doc, écoutez ! C’est rien.
Tout ce qu’il faut c’est un peu de plutonium !
Doc : Ah ! ah ! Je veux bien croire qu’en 1985 on trouve du plutonium chez le droguiste du coin.

Doc repose le portrait de Thomas Edison à côté de photos d’autres savants, sur la cheminée

Doc : Mais en 1955 ça me paraît plus dur à se procurer. Marty, j’ai comme la terrible impression que tu es coincé ici.
Marty : Quoi ? Mais comment ça coincé ici ? Mais enfin je peux pas rester ici. J’ai une vie à moi en 1985, j’ai une copine.
Doc : Elle est mignonne ?
Marty : Oh ouais ! Elle est super belle, elle est… elle est complètement folle de moi.

Marty sort le tracte pour sauver l’horloge de sa poche

Marty
(montrant le dos du tract) : Regardez-ça !
Regardez ce qu’elle m’a écrit !
Ca veut tout dire, non ?
Doc. Vous êtes mon seul espoir.
Doc : Pardon Marty, mais la seule source d’énergie capable d’engendrer une puissance de 2 virgule 21 gigowatts c’est la foudre et rien d’autre.
Marty : Qu’est-ce que vous avez dit ?
Doc : La foudre, l’éclair.

Marty regarde l’article du tract

Doc : Malheureusement, on ne peut jamais savoir où et quand elle va tomber.
Marty : Mais si on sait.

Marty tend le tract à Doc qui le prend en main

Doc : Eurêka !
Voilà, c’est ça la réponse.
C’est écrit ici. La foudre va s’abattre sur l’horloge de l’hôtel de ville à 10 heures 04 minutes dans la nuit de samedi prochain.
Si on pouvais trouver un moyen de canaliser l’énergie de cet éclair, de l’injecter dans le convecteur temporel. Ca risque de marcher.
Samedi dans la nuit, nous te renverrons vers le futur !
Marty : D’accord, samedi c’est bien, samedi c’est très bien, je vais passer une semaine en 1955, je pourrai me balader, vous me ferez visiter…
Doc : Marty, il n’en est pas question tu ne dois absolument pas quitter cette maison, il faut que tu ne voies personne et que tu ne parles à personne, si tu le faisais ça pourrait avoir de très graves répercussions sur le futur, tu comprends ça ?
Marty : Ouais, oui ! bien sûr ! d’accord.
Doc : Marty ? Tu n’es entré en contact avec personne aujourd’hui à part moi ?
Marty : Ben ! euh ! Je… enfin, il se peut que je sois tombé par hasard sur mes parents.
Doc : Nom de Zeus ! Fais-moi voir la photographie de ton frère !

Marty donne la photo à Doc

Doc : C’est ça, je m’en doutais, mon hypothèse se vérifie. Regarde ton frère !
Marty : Sa tête a disparu, comme si elle avait été effacée.
Doc : Effacée de la réalité.

Marty et Doc se regardent

Acte XI
(Lycée de Hill Valley)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Devant le lycée)

Marty : Ouah ! Ben ils ont tout nettoyé ici. Ca à l’air neuf !
Doc : Bon, récapitulons. Selon ma théorie, ton intervention a empêché tes parents de se rencontrer. Et s’ils ne se rencontrent pas, ils ne tombent pas amoureux. Et s’ils ne se marient pas, ils n’ont pas d’enfants. C’est pour ça que ton frère est en train de disparaître de la photo. Ensuite se sera le tour de ta soeur, et à moins que tu ne répares les dégâts, tu seras le suivant.

Marty : Oh ! C’est pas l’pied !
Doc : Mais non, ça commence par la tête je t’ai dit.

La sonnerie du lycée se met en route

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown, George : George McFly, Strickland : M. Strickland, Lorraine : Lorraine Baines)
(Dans les couloirs du lycée)

Doc : C’est lequel ton papa ?
Marty : Euh ! C’est lui là-bas.

George arrive du fond du couloir, suivi par une bande de lycéens qui lui donnent des coups de pieds aux fesses
George a une feuille scotchée sur le dos où il y a écrit : « Bottez-moi le derrière »

George
(à la bande de jeunes) : Ca va, ça va, ça va les gars.
Ha ! ha ! ha ! ha ! Vous êtes drôles. Bravo c’est malin.
Doc
(à Marty) : A mon avis, tu as été adopté.

Quelqu’un passe et met un coup de pied au derrière de George

George : Ah ! Y’a pas à dire, vous êtes très intelligents pour votre âge.

George fait tomber ses affaires suite à un nouveau coup de pied
Strickland arrive d’un autre couloir

George : Eh ! Vous pourriez… vous pourriez au-moins ramasser mes livres.
Strickland
(à George) : McFly ?
Marty
(à Doc) : C’est Strickland ! C’est à croire que ce mec a toujours été chauve.
Strickland
(à George) : Un peu d’amour propre, vous êtes un tocard.

Strickland décolle la feuille du dos de George

Strickland : Vous voulez être un tocard toute votre vie, c’est ça que vous voulez ?
George : Non.
Doc
(à Marty) : Qu’est-ce que ta mère à bien pu trouver à ce garçon ?
Marty : Ah ! Je sais pas du tout Doc, mais je… je crois qu’elle a voulu le protéger parce que son père l’avait renversé avec l’auto.
Mais, c’est moi qu’il a renversé…
Doc : C’est l’effet Florence Nightingale, ça arrive dans les hôpitaux, l’infirmière tombe amoureuse du malade.
Allez ! Vas-y mon p’tit !
George
(ramassant ses affaires, à part) : C’est pas ma veine. C’est pas ma veine.
Marty : Eh ! George, ça va vieux ?

George et Marty marchent dans les couloirs
Doc les suit de près

Marty : Eh ! J’ai passé la journée à te chercher partout. Tu te souviens de moi, le gars qui t’a sauvé la vie dans la rue l’autre jour.
George : Oh ! oui !
Marty : Bon ! Y’a une personne que je voudrais te présenter.

Marty et George marchent jusqu’à la jeune Lorraine qui est accoudée aux casiers et qui discute avec deux copines

Marty : Lorraine ?
Lorraine
(reculant contre un casier) : Pierre !
Marty : Euh ! Je voudrais vous présenter mon vieil ami, George McFly.
George : Bonjour. Je suis enchanté de faire votre connaissance.
Lorraine
(venant toucher la tête de Marty et ne prêtant aucune attention à George) : Comment va votre tête ?
Marty : Oh ! oh ! ça va ! ça va !
Lorraine : Je me suis tellement inquiétée à votre sujet, vous êtes parti si vite l’autre soir, ça va ?

George part en douce
La sonnerie retentit

Marty : Oh ! oui !
La copine de Lorraine : Allez viens on est en retard !
Lorraine : Excusez-moi, je dois y aller !
La copine de Lorraine : Dépêche-toi !

Lorraine part en cours et passe devant Doc

Lorraine
(à ses copines) : Ah ! Ce garçon c’est un rêve !

Lorraine rentre dans une classe

Marty : Doc ! Elle l’a même pas regardé une seule fois.
Doc : C’est plus grave que je ne pensais. C’est comme si ta mère avait jeté son dévolu sur toi et non sur ton père.
Marty : Ah !
Eh ! attendez ! Doucement Doc ! Est-ce que vous essayez de me dire que ma mère… que j’aurais un ticket avec ma mère ?
Doc : Malheureusement !
Marty : Oh ! dur ! C’est pas l’pied !
Doc : Encore, mais qu’est-ce que c’est que ces histoires de pieds ?
Les pieds seraient le point sensible des hommes du futur, c’est peut-être dû à un accroissement de la pesanteur.
Marty : Quoi ?
Doc : Si nous voulons qu’ils s’accouplent il faut avant tout qu’ils restent seuls ensemble.
Nous devons donc inciter ton père et ta mère à rentrer en contact, par exemple à la faveur d’une rencontre.
Marty : Vous voulez parlez d’un rencard.

La sonnerie retentit une seconde fois pour les retardataires

Doc : C’est ça !
Marty : Ouais, mais quel genre de rencard ? Les jeunes dans les années 50, qu’est-ce qu’ils font pour s’amuser ?
Doc : Mais enfin ce sont tes parents, tu dois bien savoir ce qui leur plaît.
Quelles sont leurs affinités ? Qu’est-ce qu’ils aiment faire quand ils sont ensemble ?
Marty : Rien du tout !
Doc
(montrant une affiche annonçant La Féerie dansante des sirènes) : Regarde ! On annonce un grand rituel rythmique pour samedi.
Marty : Mais oui, bien sûr. C’est la Féerie dansante des sirènes. Ils doivent y allez tous les deux, c’est là qu’ils se sont embrassés pour la première fois.
Doc : Très bien. Dans ce cas, tu ne quittes pas ton père d’une semelle et tu fais en sorte qu’il l’invite à ce bal.

Acte XII
(L’aide de Marty)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, George : George McFly, Lorraine : Lorraine Baines, Biff : Biff Tannen, Match (un pote de Biff), Strickland : M. Strickland)
(Dans la cafétéria du lycée)

George est assis à une table tout seul et est en train d’écrire
Lorraine est assise deux rangées plus loin
Marty arrive à la table de George et s’assoit

Marty : George ? Alors, ça boume ?
Tu te rappelles la fille que je t’ai présentée l’autre jour… Lorraine ?

George : Oh !
Marty : Qu’est-ce que t’écris là ?
George : Euh… des récits. J’écris des récits de science-fiction qui parlent de… de visiteurs qui viennent sur Terre en provenance d’autres planètes.
Marty : Ah ! ça alors, tu charries. J’ignorais totalement que tu avais une activité créative.
Tu me fais lire ?
George : Oh ! oh ! non, non ! non, non, non !
Non j’ai jamais… jamais laissé personne lire mes récits.
Marty : Pourquoi ?
George : Oh ! euh ! Imagine qu’on trouve ça nul ! Imagine qu’on me dise : « Ce que vous écrivez c’est zéro » !
Ca doit être assez difficile à comprendre ce genre de réaction ?
Marty : Ah non ! C’est pas difficile du tout !
Ah ! Au fait… j’allais oublier, tu sais Lorraine… tu lui plais beaucoup.
Elle m’a même dit de te dire qu’elle aimerait que tu sois son cavalier à la Féerie dansante des sirènes.
George : Ah ! oui ?
Marty : Et si je te le dis. Tous ce que tu as à faire c’est te lever et aller l’inviter.
George : Quoi ! Maintenant, ici, dans la cafétéria. Mais si elle me dit non, je ne crois pas que je supporterais de me sentir rejeter.
En plus de ça, je crois qu’elle préfère y aller avec quelqu’un d’autre.
Marty : Euh, qui ça ?

George montre Biff du doigt
Marty se retourne
Biff est en train d’embêter Lorraine

George : Biff.
Biff
(à Lorraine) : Allez ! allez, ça va ! ne fait pas de manières.
Lorraine : Laissez-moi tranquille !
Biff : Quoi ! T’en as envie. Tu l’sais très bien. Avoue qu’t’as envie qu’j’m’occupe de toi !
Lorraine : Vous allez la boucler, gros porc !
(Lorraine envoie une gifle à Biff) Je ne suis pas celle que vous croyez.
Match : Oh ! oh !
Biff : Ouais ! p’t’être ben qu’tu l’es et qu’tu l’sais pas encore.
Lorraine : Je vous interdis de me toucher avec vos sales pattes !
Marty
(s’interposant) : T’as entendu ?

Marty prend Biff par le col et le lève de sa place

Marty : Elle t’a interdit de la toucher avec tes sales…
(Marty voit que Biff est beaucoup plus grand que lui) …pattes.
(reprenant son sang froid) Euh ! S’il te plaît.
Biff : De quoi tu t’mêles, banane!
(Biff pousse Marty)
Quand on m’cherche…

Biff repousse Marty lequel le pousse à son tour
Biff se prépare à lui donner un coup de poing
Strickland arrive derrière Marty
Biff sourit, desserre son poing et se met à tenir gentiment Marty par le cou

Biff : Puisque t’es nouveau ici, j’vais être gentil avec toi… Cette fois-ci.
Tu vas faire comme dans l’infanterie, tu t’tires ailleurs.

Biff part. Un avion en papier est jeté devant Strickland qui va voir qui a bien pu le lancer
Marty regarde la place de George, elle est vide

Marty : George !

Scène 2 (Marty : Marty McFly, George : George McFly)
(Dans la rue où habite George)

Marty court après George qui semble pressé de rentrer chez lui

Marty : George !
George : Mais qu’est-ce que t’as à me suivre tout le temps ?
Marty : Ecoute ! George !

Marty rattrape George puis marche avec lui

Marty : C’est vrai ce que je te dis. Il faut absolument que tu invites Lorraine à ce bal, sans quoi je vais le regretter tout le reste de ma vie.
George : Comment veux-tu que j’aille au bal. Y’a mon émission préférée qui passe à la télévision : « Le petit théâtre de la science-fiction ».
Marty : Oui, mais George ! Lorraine veut que ce soit toi qui l’invites, alors ne la laisse pas tomber.
George : Ecoute ! Je ne me sens pas près à inviter Lorraine à cette soirée dansante, et ni toi, ni aucun autre habitant de cette planète ne me fera changer d’avis.

George rentre chez lui
Marty sort la photo de sa poche (il ne reste plus que les pieds de son frère)

Marty
(à lui-même) : Le petit théâtre de la science-fiction…

Scène 3 (Marty : Marty McFly, George : George McFly)
(Dans la chambre de George)

Marty est habillé avec son équipement antiradiation
George dort avec un magazine de science-fiction à côté de lui
Marty met un casque de walkman sur les oreilles de George
On entend des bruits de respiration
Marty insère une cassette de Edward Van Halen dans son walkman
Il appuie sur « Lecture » (le son est à fond)
George sursaute, s’assied sur son lit avec les mains sur les oreilles.
Marty appuie sur « Stop »

George : Qui êtes-vous ?

Marty rappuie sur « Lecture » et laisse la musique pendant 5 secondes avant d’arrêter à nouveau
George est scotché au fond de son lit

Marty
(avec une voix profonde) : Silence, Terrien !
Mon nom est Dark Vador.

George regarde son livre

Marty : Je suis un extra-terrestre de la planète Vulcain.

Scène 4 (Marty : Marty McFly, George : George McFly)
(A la station service Texaco)

George dans l’espace vert court vers Marty
Marty a une bouteille de Pepsi à la main et essaye de l’ouvrir

George
(apercevant Marty) : Marty !
Marty !
Marty !
Marty : Salut George, ça boume ?
Ben qu’est-ce qui t’est arrivé ? On t’as pas vu de la matinée.
George : Ah ! euh ! j’ai trop dormi.
Ecoute ! J’ai un très gros problème. Je voudrais inviter Lorraine, mais je n’ai aucune idée de ce qu’il faut faire.
Marty : D’accord ! Surtout pas de panique, elle est au café en face.
Marty
(toujours en train d’essayer de décapsuler sa bouteille) : Oh c’est dur à ouvrir ça…
George : Donne !

George prend la bouteille de Pepsi et l’ouvre avec le décapsuleur de la pompe
George se dirige vers le Lou’s café, Marty le suit

Marty : Et qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis George.
George : Hier soir… Dark Vador… est venu sur Terre de la planète Vulcain, et il m’a dit que si je n’invitais pas Lorraine, il ferait fondre ma cervelle.
Marty : Bon ! euh ! oui ! écoute ! Il vaut mieux que cette histoire de cervelle fondue reste un secret entre nous. D’accord ?
George : Ah ! ouais ! ouais !
Marty : Super, ça baigne !

Marty et George arrivent devant la vitre du Lou’s Café
Lorraine et ses copines sont assises à l’intérieur, juste derrière

Marty : Oh regarde ! Elle est assise là, tu la vois ?
George : Ouais.
Marty : Tu entres et tu l’invites !
George : Oh là là ! Mais qu’est-ce que je vais lui dire, moi ?
Marty : Ben je sais pas, dis-lui ce que tu veux. Sois naturel ! Dis-lui la première chose qui te passe par la tête.
George : Y’a absolument rien qui me passe par la tête.
Marty : Ah ! Ce que t’es nouille ! C’est à se demander comment je suis venu au monde.
George : Quoi ? quoi ?
Marty : Rien, rien, rien du tout, je… je réfléchissais.
Euh ! voyons !
Dis-lui que le destin vous a réunis.

George sort un calepin et commence à noter ce que dit Marty

Marty : Euh ! Dis-lui qu’elle est la plus belle fille que t’aies jamais vu de toute ta vie. Les filles adorent ce genre de baratin.
Ben ! Heu ! Qu’est-ce que tu fais ?
George : Je prends des notes. C’est rudement bien trouvé.
Marty : D’accord, c’est ça.
George : Oh ! oh ! oh !
Marty : Bon allez, on y va !
George : Oh !
Marty : Ben ! Arrange-toi un peu !

Marty essaie de lui remettre sa mèche de cheveux en place

George : Oh ! oui…

Scène 5 (Marty : Marty McFly, George : George McFly, Client : Un client du Lou’s Café, Lorraine : Lorraine Baines)
(Dans le Lou’s Café)

Musique : « The Wallflower »
George rentre dans le café et Marty reste derrière la porte
George regarde Lorraine mais n’avance pas
Marty rentre dans le café, pousse George et va s’asseoir au bar
Goldie Wilson danse derrière George en s’occupant d’une commande
George remet le pan de sa chemise dans son pantalon et va au bar

George : Lou ! Donne-moi un lait… chocolat !

Un lait chocolat glisse sur le comptoir et lui parvient en main, à la manière des whiskys dans les westerns. George en boit une gorgée et repose le verre
Lou va vers un autre client au bar
George se dirige vers la table de Lorraine

Client
(à un copain qui va au bar) : Eh ! Tu me prends un diabolo menthe !

George s’approche de Lorraine avec son calepin en main

George : Lorraine.
Le festin… m’a réuni à vous.
Lorraine : Quoi ?
George : Oh ! Je voulais dire c’est… c’est…
Lorraine : Mais dites-moi ! On ne s’est pas déjà vu quelque part ?
George : Oui ! Oui ! C’est moi George… George McFly.
Je vous étais dessiné.

Biff et sa bande rentrent dans le bar

George : Enfin, j’veux dire…destiné.
Lorraine : Oh !

Acte XIII
(Expérience météorologique)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, George : George McFly, Lorraine : Lorraine Baines, Biff : Biff Tannen)
(Dans le Lou’s Café)

Biff : Eh, McFly !

Marty et George se retournent
La musique s’arrête

Marty : Oh !
Biff : J’croyais t’avoir dis d’plus r’mettre les pieds ici.
Tu sais qu’ça peut t’coûter cher ?
Allez ! Combien t’as d’pognon sur toi ?

Biff se rapproche de George

George : Oh ! Combien tu veux Biff ?

Marty fait un croche-pied à Biff
Biff tombe par terre

Tous les clients du Lou’s Café : Oh !

Biff se relève

Biff
(à Marty) : Très bien, morpion.
Cette fois je vais…
Marty
(faisant mine de regarder quelque chose derrière Biff) Oh ! Vise un peu, Biff !
Qu’est-que c’est que ça ?

Biff se retourne pour regarder dans la direction désignée par Marty
Marty donne alors un grand coup de poing à Biff qui tombe sur une table

Tous les clients du Lou’s Café : Oh !

Marty sort du café en courant, balayant sur son passage les trois copains de Biff

Lorraine : Regardez ! C’est Pierre Cardin !
Oh ! mon Dieu ! Il est sublime.

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines, Biff : Biff Tannen, Enfant n°1 : gamin au chariot n°1, Enfant n°2 : gamin au chariot n°2, Un spectateur, 3-D : 3-D (pote de Biff), Goldie : Goldie Wilson)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Marty court et voit deux enfants qui jouent avec des chariots en bois

Marty : Eh ! Petit ! Petit !
Attends ! Attends ! Attends !
Arrête ! Arrête !

Marty soulève un des enfants et le repose à côté de son chariot, l’autre s’arrête

Enfant n°1 : Eh !
Marty : Excusez-moi

Marty prend le chariot du gamin tandis que l’autre essaye de l’en empêcher
Marty arrache la partie supérieure du chariot pour en faire un skateboard

Marty : Je te le rends tout de suite, d’accord ?

Biff et ses potes sortent du Lou’s café et courent derrière Marty

Biff : Il est là !
Magnez-vous !

Enfant n°1 : Mais qu’est-ce qu’il fait avec mon chariot ?

Marty fait le tour du square en skateboard

Enfant n°1 : Oh ! ben, ca alors ! Regarde un peu ce qu’il fait !
Biff
(à ces acolytes) : Rattrapez-le !

Marty continue de faire le tour, poursuivi pas Biff et sa bande

Biff : Ca y est, on l’a !

Marty freine, fait demi-tour et s’accroche à une voiture qui passe
Biff et sa bande s’arrêtent brusquement, font demi tour et se rentrent dedans

Biff : Rattrapez-le !

Les quatre poursuivants montent dans la voiture de Biff
Les clients du Lou’s Café regardent depuis l’intérieur, par la vitre

Un client : Sur quoi il est monté ?
Un autre client : C’est une planche avec des roulette.
Lorraine : Ah ! Il est absolument sublime.

Retour à l’extérieur, dans la voiture de Biff

3-D : Démarre !

Une voiture arrive en travers du chemin de Biff

Biff : Dégage-moi la piste !

3-D fait des grands gestes à la voiture qui gène
En un coup de volant, la voiture de Biff se retrouve dans l’espace vert
3-D lance des cris de joie
Biff ressort de l’espace vert juste derrière la voiture à laquelle est accroché Marty
Biff accélère et serre Marty avec l’avant de la voiture. Marty qui se déporte sur le côté droit de la voiture à l’arrière de laquelle il reste accroché
La portière d’une voiture garée sur le côté s’ouvre juste devant Marty

Marty : Non !

Marty se décroche de la voiture pour tourner et éviter la portière
Il heurte dans sa course une dame qui sort de l’hôtel de ville, et dont toutes les affaires tombent au sol, avec de nombreuses feuilles de papier
Marty tombe du skateboard

Marty : Ah !

Marty se relève et reprend son élan avec son skateboard
Il est suivi de près par Biff (toujours en voiture)
Marty se retourne et s’accroche à l’avant de la voiture de Biff et essaye de freiner avec son skateboard, en vain
Un camion de fumier est arrêté dans la rue juste devant eux

Biff : Je vais l’aplatir.

Marty regarde derrière lui et voit le camion
Il saute du skateboard, monte sur le capot, marche sur la voiture de bout en bout puis, arrivé sur le coffre, saute en marche sur le skateboard qui lui, est passé sous la voiture
Biff et sa bande suivent Marty du regard sans se rendre compte qu’ils foncent tout droit sur le camion de fumier

Biff
(apercevant le camion) : Merde !

La voiture de Biff fait un dérapage et heurte le camion : toute la benne se déverse dans l’habitacle de la voiture décapotable
Les clients du Lou’s café et les gens aux alentours se rapprochent du lieu de l’accident
Goldie Wilson sort du café en courant
Sur la benne, on peut lire : « D. JONES – Transport de fumier »

Goldie
(se pinçant le nez, incommodé par l’odeur du fumier) : Ouh !

Marty prend le skateboard à la main et va le rendre au gamin à qui il l’avait emprunté

Marty : Merci beaucoup, petit.
Biff
(dans le fumier) : Je crois que je vais le tuer ce petit fumier.
Une des copines de Lorraine : Mais d’où il sort ce type ? Est-ce que tu sais où il habite ?
Lorraine : Je n’en sais rien… mais je compte bien le découvrir.

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown, Lorraine : Lorraine Baines)
(Chez Doc – Dans le garage)

On entend la cassette vidéo se rembobiner avec l’image
Marty rentre à l’intérieur

Doc
(à la télé) : Oh ! mon dieu ! Ils m’ont retrouvé et moi qui pensais les avoir semés.
(en criant) Sauve-toi les voilà.

A nouveau, on entend la cassette vidéo se rembobiner avec l’image
Marty se rapproche de Doc qui est juste devant la télé

Doc
(à la télé) : Oh ! mon dieu ! Ils m’ont retrouvé et moi qui pensais les avoir semés.
(en criant) Sauve-toi les voilà.
Marty : Doc ?
Doc : Ah ! C’est toi Marty ! Je ne t’avais pas entendu entrer.
Quelle merveilleuse invention cette caméra vidéo !
Marty : Oh ! vous savez Doc, je vous ai pas tout dit sur la fameuse nuit où nous avons fait cet enregistrement…
Doc : Non, Marty ! Je ne veux pas savoir, il ne faut jamais connaître son destin.
Marty : Vous ne comprenez pas.
Doc : Ce qui serait grave c’est que tu me dévoiles mon avenir, ça risquerait de mettre ma vie en danger, comme tu as mis en danger la tienne.
Marty : Oh ! oh… Vous avez raison.
Doc : D’accord, et maintenant je vais te faire voir comment j’ai organisé ton départ.

Doc et Marty se dirigent vers une maquette de la place de l’horloge, peinte en blanc et visiblement faite avec des matériaux de récupération

Doc : Ne fais pas attention à l’aspect rudimentaire de cette maquette, je n’ai pas eu le temps de la faire à l’échelle ni de la peindre.
Marty : Oh ! Elle est très bien.
Doc : Ah merci ! Tu es gentil.
Alors, voilà. Nous fixons un câble électrique de type industriel au sommet de l’hôtel de ville et nous le suspendons au dessus de la rue entre ces deux réverbères.

Doc va vers la DeLorean pour montrer la perche et le crochet à Marty

Doc : Auparavant nous avons équipé la machine à voyager dans le temps d’une perche et d’un crochet directement reliés au convecteur temporel.

Doc revient vers la maquette et prend dans sa main une petite voiture mécanique

Doc : A l’instant « t » calculé à la seconde près…
(Doc pose la voiture sur la maquette et la fait avancer à la main) …tu lances le moteur, tu démarres de l’autre bout de la rue et tu fonces pour atteindre les 88 miles à l’heure à la hauteur du câble.
Si on en croit le tract, samedi soir à 10 heures 4 minutes très précises un éclair devrait atteindre le sommet de l’hôtel de ville et électrifier le câble à l’instant précis où le crochet fera contact, projetant ainsi 2 virgule 21 gigowatts dans le convecteur temporel, et te voilà reparti en 1985.
Maintenant, regarde bien ! Tu remontes la voiture et tu la libères

Doc donne la voiture à Marty qui la remonte

Doc : Et c’est moi qui simulerai l’éclair.

Doc prend le fil d’un générateur qu’il branche dans une prise
On entend le générateur se mettre en route
Doc prend deux fils : l’un relié à la borne positive, l’autre branché à la masse du générateur

Doc : Attention !

Doc branche le fil relié à la masse sur le réverbère de l’autre côté de la rue miniature

Doc : Prêt ?

Marty pose la voiture sur la maquette et la maintient sur place

Doc : Partez !

Marty lâche la voiture qui fonce droit devant elle
Au moment où la voiture arrive vers le câble, Doc branche le fil relié à la borne positive sur le sommet de l’hôtel de ville
Au moment où le crochet de la voiture miniature touche le câble, une grosse détonation se produit et on voit plein d’étincelles sortir de la maquette

Marty : Ah !

La voiture prend feu et tombe de la table se dirigeant droit vers un tas de vieux chiffons qui prennent feu aussitôt

Doc
(l’air paniqué) : Oh !

Doc prend un extincteur et éteint le petit incendie

Marty : Maintenant j’suis complètement rassuré Doc.
Doc : Ne t’en fais pas ! Je me charge de l’éclair et toi tu n’as qu’à te charger de ton papa !
A propos ! Comment ça c’est passé aujourd’hui, il l’a invité ?
Marty : Oh ! oui, oui ! je crois.
Doc : Et qu’est-ce qu’elle a dit ?

Marty n’a pas le temps de répondre : quelqu’un frappe à la porte du garage
Doc regarde qui c’est au travers du store

Doc : C’est ta maman, elle t’a filé jusqu’ici.
Aide-moi à couvrir la machine !

Doc et Marty recouvrent la DeLorean avec un drap épais
Doc ouvre la porte, Lorraine entre dans la pièce

Lorraine : Marty ! Pierre ! Marty !
Marty : Ah m’man ! euh… Lorraine ! euh ! euh !
Comment vous avez su que j’étais ici ?
Lorraine : Ben ! Je vous ai suivi.
Marty : Ah ! Je vous présente mon… Doc… euh ! Mon oncle. Doc Brown.
Lorraine : Enchantée !
Euh ! Marty ! Vous allez peut-être me trouver un peu audacieuse, mais le fait est que je me demandais si… si… si vous accepteriez d’être mon cavalier à… à… à la féerie dansante des sirènes, samedi soir ?
Marty : Eh ! Vous voulez dire que… que personne ne vous a invitée ?
Lorraine : Non !
Pas pour le moment.
Marty : Ben je pensais que… Et George ?
Lorraine : George McFly ?
Oh ! euh ! Il est… c’est un très gentil garçon mais… il n’est… enfin… j’ai toujours pensé qu’un homme doit être fort… qu’il doit être capable de se défendre et de protéger la femme qu’il aime.
Marty : Euh !
Lorraine : Vous croyez pas ?
Marty
(sans conviction) : Oui.

Scène 4 (Marty : Marty McFly, George : George McFly)
(Derrière chez George)

George sort de chez lui avec un panier à linge
Il est avec Marty qui a apporté avec lui un sac rembourré, comme ceux qu’utilisent les boxeurs pour s’entraîner
Ils se dirigent tous deux vers le jardin

George : Je comprends rien à ce que tu racontes. Comment veux-tu que j’aille au bal avec elle, puisque tu me dis qu’elle y va avec toi ?
Marty : Oh ! Parce qu’elle tient vraiment à y aller avec toi.
Mais elle le sais pas encore c’est tout.
C’est pour ça qu’il faut lui montrer que toi, George McFly, tu es un battant, un homme capable de se défendre, quelqu’un de fort qui saura la protéger.
George : Oui mais le problème c’est que je me suis jamais battu de toute ma vie.

George et Marty posent leurs affaires sous les cordes à linge dans le jardin

Marty : Mais écoute, tu seras pas obligé de te battre papa ! euh !
(réalisant sa bourde, continuant en chantonnant) papa-papa-papi-papou !
Euh ! eh bon ! Y faut que tu voles à son secours, est-ce que tu comprends ?
Bon on reprend tout depuis le début.

George étend le linge sur le fil

A 8 heures 55 où est-ce que tu dois te trouver ?
George : Je dois me trouver au bal.
Marty : Très bien, et moi je serai où ?
George : Toi tu seras dans la voiture avec elle.
Marty : Parfait, c’est bien, et vers 9 heures elle sera furieuse contre moi.
George : Eh ! ben ! Pourquoi elle sera furieuse contre toi ?
Marty : Oh ! Parce qu’une fille bien est furieuse en général quand un… garçon la serre d’un peu trop près.

George s’arrête, un soutien-gorges à la main, puis s’approche de Marty

Oh ! Tu veux dire que tu vas lui toucher les…

Marty lui prend le sous-vêtement d’un coup sec et le jette dans le panier à linge

Marty : Non ! Non George ! Ecoute ! Je ferai semblant, hein ?
Alors, écoute ! euh ! A 9 heures tu viens faire un tour dans le parking, tu nous vois… en train de lutter… dans la voiture… tu t’avances vers nous… tu ouvres la portière… et c’est là que tu dis…
(Marty attend une réponse) …ton texte George !
George : Ah ! euh !
« Eh ! connard ! Tire tes sales paluches de là ou je me fâche ! »
Ah ! Vraiment ! Tu crois que je dois jurer ?
Marty : Mais oui ! Absolument George, putain jure ! hein !
Après, tu t’approches de moi, tu m’envoies un direct dans l’estomac, je vais au tapis pour le compte, et Lorraine et toi vivrez heureux et vous aurez beaucoup d’enfants.
George : Comme ça, ça à l’air très facile. Le seul… le seul problème c’est que j’ai une de ces trouilles !
Marty : George enfin, y’a aucune raison d’avoir peur, essaye d’avoir un peu confiance en toi !
Tu sais quand on veut très fort quelque chose, on finit toujours pas y arriver.

Scène 5 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Il fait nuit. On voit un câble électrique aller du sommet de l’horloge jusqu’à un réverbère auquel Doc finit de serrer quelques boulons. La radio est allumée

Présentateur radio : Sur la région de Hill Valley, en cette nuit de samedi, le temps sera clair dans l’ensemble avec quelques passages nuageux. Les températures minimales seront de 8 degrés au-dessus de 0…
Doc
(à Marty) : T’es sûr qu’il va y avoir un orage ?

Marty remet la capote de la voiture de Doc

Marty : Vous savez, la météo n’a jamais su prédire le temps qu’il fera, alors l’avenir vous pensez ?

Doc enlève sa veste, la donne à Marty et se dirige vers la DeLorean, laquelle est cachée par une couverture, sur une remorque, derrière la voiture de Doc

Doc : Je vais être triste quand tu seras parti. Tu as complètement changé mon existence, tu m’as montré le but à atteindre. Ne serait-ce que le fait de savoir que je serai encore là en 1985 ! Que mon invention fonctionnera un jour ! Que j’arriverai à voyager à travers le temps !
Ca ne sera pas facile d’attendre pendant 30 ans avant de pouvoir discuter avec toi de tout ce qui s’est passé depuis quelques jours.
Tu me manqueras beaucoup Marty.
Marty : Vous me manquerez aussi.
Doc, en parlant de l’avenir…
Doc : Non ! Marty ! Nous nous étions bien mis d’accord, disposer d’information sur le futur peut se révéler très dangereux. Et même avec d’excellentes intentions, les effets en retour peuvent êtres catastrophiques. Tout ce que tu peux me dire sur l’avenir, je le découvrirai quand je serai confronté à l’événement.

Scène 6 (Marty : Marty McFly)
(Lou’s café)

Marty est assis à une table, il est seul dans le café à part Lou, derrière le bar. Il écrit une lettre

Marty : « Cher Docteur Brown,
la nuit où je suis parti dans le passé, vous allez être tué par des terroristes. Je voudrais que vous preniez toutes les précautions nécessaires pour éviter ce terrible désastre.
Votre ami,
Marty »

Il plie la lettre et la met dans une enveloppe sur laquelle Marty a écrit ce qu’on l’entend traduire :

Marty : Ne pas ouvrir avant 1985

Marty souligne l’année 1985

Scène 7 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown, Le policier)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Doc est sur une échelle et s’occupe de la partie du câble qui recevra le crochet de la DeLorean

Policier : Bonsoir Docteur Brown ! Qu’est-ce que c’est que ce câble ?
Doc : Oh rien ! Je fais un petite expérience météo.

Le policier touche à la DeLorean et s’apprête à regarder sous la couverture

Policier : Et qu’est-ce que vous avez là-dessous ?
Doc : Ne touchez pas à ça ! C’est un nouveau modèle d’appareil pour prédire le temps.
Policier : Vous avez une autorisation ?
Doc : Bien entendu que j’en ai une.

Doc descend de son échelle puis sort son portefeuille
Marty arrive et glisse discrètement l’enveloppe dans une des poches du manteau de Doc qui est posé sur le coffre de la DeLorean

Doc : Attendez, je dois avoir ça quelque part.

Acte XIV
(Féerie dansante des sirènes)

Scène 1
(Dans la salle de bal du lycée de Hill Valley)

Sur scène, les Starlighters jouent de la musique (« Night Train »)
La salle est pleine et tout le monde danse
Dans son coin, George danse tout seul

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines)
(Sur le parking)

La musique continue mais moins fort
Marty arrive en voiture avec Lorraine
Puis il se gare
On n’entend plus la musique

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines)
(Dans la voiture de Doc)

Marty et Lorraine arrivent devant le lycée dans la voiture de Doc

Marty : Euh ! Ca vous embête si on…se gare… dans le parking ?
Lorraine : C’est une idée sensationnelle, j’adore les parkings.
Marty
(d’un air étonné) : Ah ?
Lorraine : Marty ! Je vais bientôt avoir 18 ans. Je me suis déjà retrouvée dans un parking avec un garçon.
Marty : Quoi ?
Lorraine : Oh ! Je vous trouve si nerveux, quelque chose ne va pas ?
Marty : Oh ! non ! rien !
Non, rien !

Marty regarde par la fenêtre, Lorraine ouvre une bouteille d’alcool et commence à la boire
Marty voit Lorraine et lui arrache la bouteille de la bouche

Marty : Lorraine ! Mais qu’est-ce que vous faites ?
Lorraine : Je l’ai chipée dans la réserve à alcool de la vieille.
Marty : Ah ! ouais ! eh ! ben !
Eh ! ben ! Vous avez tort de boire.
Lorraine : Et pourquoi ?
Marty : Ben ! Parce que… vous pourriez le regretter, un jour où l’autre.
Lorraine : Qu’est-ce que vous êtes vieux jeu, c’est pas vrai ?
Tous les gens qui sont dans le coup boivent.

Marty commence à boire à la bouteille tandis que Lorraine allume une cigarette
Marty recrache l’alcool de sa bouche

Marty : Parce qu’en plus vous fumez ?
Lorraine : Marty ! J’ai vraiment l’impression d’entendre ma mère.
Marty : Bah !

Scène 4 (Marvin Berry : Marvin Berry (membre des Starlighters))
(Dans la salle de bal du lycée de Hill Valley)

Les Starlighters finissent de jouer une musique jazz
Le public applaudit

Marvin Berry
(au micro) : Maintenant nous allons faire une petite pause. Mais patience nous allons revenir donc ne vous éloignez pas trop !

George boit un verre en regardant l’horloge de la salle, pose le verre et regarde sa montre l’air subitement inquiet

Scène 5 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines)
(Dans la voiture de Doc)

Lorraine retire son manteau
Marty guette par la fenêtre l’arrivée de George

Lorraine : Ah ! euh ! Marty !
Marty : Oh !
Lorraine : Pourquoi êtes-vous si nerveux ?
Marty : Lorraine… ça vous est déjà arrivé de…euh… de… de vous trouver dans une situation où vous savez que vous devez agir d’une certaine manière et puis… et puis à l’instant de passer aux actes, vous vous demandez si vous aurez assez de cran ?
Lorraine : Oh ! oui ! Comme quand on est intimidé en allant à un premier rendez-vous.
Marty : Mmh ! Oui… oui ! C’est un peu ça.
Oh !
Lorraine : Je crois que je vois exactement ce que vous voulez dire.
Marty : Ah ! vraiment ?
Lorraine : Vous savez ce que je fais dans ces cas là ?

Lorraine se rapproche de Marty

Marty : Mmh ! mmh ! non.
Lorraine : J’essaye de me détendre.

Lorraine plaque Marty dans le coin de son siège et l’embrasse sur la bouche
Marty serre les lèvres et gémit, paniqué

Lorraine : Ce n’est pas normal !
Je… je… je ne sais pas ce qu’il y a, mais quand je vous embrasse… c’est comme si j’embrassais… mon propre frère.
Marty : Euh !
Lorraine : Evidemment c’est absurde.

Marty se redresse et reprend son sang froid

Marty : Non croyez-moi. C’est parfaitement logique au contraire.

On entend des pas qui se rapprochent de la voiture

Lorraine : Y’a quelqu’un qui vient.

Acte XV
(George contre Biff)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines, Biff : Biff Tannen, Skinhead)
(Sur le parking)

Biff ouvre la porte de la voiture et soulève Marty par le col

Marty : Oh ! oh ! ah !
Biff : A cause de toi, j’ai 300 billets d’réparation sur ma voiture, sale fils de pute !
J’vais t’foutre une de ces tannées.
(à sa bande en leur jetant Marty) Tenez-le !
Lorraine
(à cheval sur les sièges avant de la voiture) : Vous êtes saoul, Biff ! Laissez-le tranquille !
Biff : Non, mais r’gardez c’qu’on trouve dans les voitures !

Lorraine se recule sur le siège passager

Biff : Non ! non ! Tu restes gentiment avec moi !

Biff monte dans la voiture et s’approche très près de Lorraine

Biff : M’enfin
Lorraine
(criant) : Lâchez-moi, mais lâchez-moi !
Marty : Espèce de… Espèce de salaud !
Biff
(montrant une direction derrière la voiture) : Emmenez-le par là !
J’en ai pas pour longtemps.
Lorraine
(criant) : Non !
Biff : Allez !
Lorraine
(criant) : Non ! non !
Biff : Allez laisse toi faire !
(à sa bande) Mais foutez l’camp vous êtes pas là pour vous rincer l’oeil !

Biff ferme la portière de la voiture
Skinhead donne un coup de poing dans le ventre de Marty

Marty : Ah !

Skinhead, Match et 3-D portent Marty

Skinhead : Allez venez !
Marty : Ah !
Skinhead : On se tire.

Skinhead, Match et 3-D s’en vont en portant Marty

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Skinhead, Star Lighter 1 : Musicien des Star Lighters, Marvin Berry : Marvin Berry, Match)
(Derrière la salle de bal)

Ils courent jusqu’à la voiture des Star Lighters, dont le coffre est ouvert

Skinhead : On va le boucler là-dedans !
Match : Ouais !

Ils balancent Marty dans le coffre de la voiture

Skinhead : Ca t’apprendra à me dépeigner.
Star Lighter 1 : Qu’est-ce que vous fichez autour de ma bagnole ?
Skinhead : Hé ! On t’as pas sonné bamboula, mêle-toi de tes oignons !

Les trois autres membres du groupe sortent de la voiture. Une fumée blanche se dégage des portières

Marvin Berry : Qui c’est que t’as appelé bamboula, espèce de cul terreux !
Skinhead : Ah ! Ecoutez les gars !
On n’a pas envie d’avoir des salades avec des fumeurs de marijuana.
Marvin Berry
(frappant Skinhead) : Ta mère t’appelle !
Morpion !
Skinhead : Oui d’accord !
Biff !
Match : Grouille-toi !
Marty
(frappant depuis l’intérieur du coffre) : Eh ! Je veux sortir !
Ouh ! ouh !
Eh !
Marvin Berry
(au membre du groupe propriétaire de la voiture) : Eh ! Où t’as mis tes clés!
Marty : Elles sont dans le coffre.
Marvin Berry : Qu’est-ce que t’as dit ?
Marty : Les clés sont dans le coffre.

Scène 3 (George : George McFly, Biff : Biff Tanen, Lorraine : Lorraine Baines)
(Sur le parking)

George court jusqu’à la voiture de Doc et voit Lorraine et Biff en train de lutter

Lorraine
(au loin) : Non !
Non !

George respire un bon coup et ouvre soudainement la porte de la voiture

George : Eh ! connard ! Tire tes sales paluches de là, ou je vais me…

Biff se retourne, George s’aperçoit que ce n’est pas Marty

George : Oh ! oh ! oh ! oh ! oh !
Biff : J’crois qu’tu t’es trompé d’voiture, McFly !
Lorraine : George, aidez-moi ! Je vous en prie !
Biff : Tu tournes les talons, McFly ! Et tu vas voir là-bas si j’y suis !
T’es sourd ou quoi, McFly ! Ferme cette portière et fous l’camp !
George : Non, Biff ! Tu vas la laisser tranquille !
Biff : Très bien ! Tu l’auras cherché !

Biff sort de la voiture

Biff : Faudra pas t’plaindre !
Quand on m’cherche, on m’trouve !

George tente de donner un coup de poing dans le ventre de Biff mais ce dernier arrête sa main et commence à lui tordre le bras

George
(de douleur) : Ah !
Lorraine : Ca suffit, sale brute !
George : Ah ! ah ! ah !
Lorraine : Voyons, vous allez lui casser le bras.
Lâchez-le !

Scène 4 (Marty : Marty McFly, Star Lighter 1, Marvin Berry)
(Derrière la salle de bal)

Marvin Berry essaye d’ouvrir le coffre avec un tournevis

Marvin Berry
(à un autre musicien) : Aide-moi un peu, s’il te plaît !

Marvin Berry dérape et se fait mal à la main
Le coffre s’ouvre

Marvin Berry : Ah ! Je me suis ouvert la main.

Marty sort du coffre et tend les clés

Marty : A qui elles sont ?
Star Lighter 1 : A moi !
Marty
(lui jetant les clés) : Merci.
Euh ! Merci beaucoup !

Marty court vers la voiture de Doc où il a laissé Lorraine et Biff

Scène 5 (George : George McFly, Biff : Biff Tanen, Lorraine : Lorraine Baines, Une lycéenne et un lycéen (son ami)
(Sur le parking)

Lorraine : Arrêtez ! Vous allez lui casser le bras.
Biff !

Lorraine sort de la voiture et se jette au cou de Biff par derrière

Lorraine : Biff !
Je vous en prie !

Lorraine frappe le bras de Biff

Lorraine : Lâchez-le ! Lâchez-le !

Biff tord l’oreille de Lorraine et la rassoit par terre.

Lorraine : Mer… de !

Biff regarde Lorraine et rit
George ferme son poing gauche, se concentre et envoie un coup magistral dans la mâchoire de Biff

Biff : Oh !

Biff s’écroule à terre
Marty arrive sur les lieux en courant et voit Biff tomber

George
(tendant sa main à Lorraine) : Ca va, Lorraine ?

George aide à relever Lorraine et ils se mettent à marcher tranquillement vers la salle où se déroule le bal

Marty :  Ah !

Quelques personnes s’attroupent autour de Biff qui est étendu par terre

Lycéenne : Mais qui c’est ce garçon ?
Lycéen : C’est George McFly !

Marty regarde la photo mais son frère et sa soeur ne sont pas réapparus

Lycéenne : C’est George McFly !

Marty part en courant vers la salle en passant entre la lycéenne et son copain

Marty : Excusez-moi !

Scène 6 (Doc : Emmett Brown)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Doc sort de l’hôtel de ville
Un coup de tonnerre retentit
Doc regarde sa montre

Doc
(à lui-même) : L’orage se lève.

Scène 7 (Marty : Marty McFly, Star Lighter 1, Marvin Berry)
(Derrière la salle de bal)

Marty court vers Marvin Berry qui est en train de se faire mettre un bandage par un autre membre du groupe, devant leur voiture

Marty : Eh ! eh ! oh ! oh !
Eh ! Les gars !
Vous devez retourner là-bas, il faut que le bal continue !
Star Lighter 1 : Dis donc vieux ! T’as vu la main de Marvin ? Il va pas jouer avec cette main ! Et nous, sans lui, on va pas jouer non plus !
Marty : Vous ne pouvez pas faire ça ! Il faut que tu joues Marvin !
Tu vois, c’est maintenant qu’ils doivent s’embrasser pour la première fois sur la piste de danse ! Et sans musique, ils s’arrêteront de danser. S’ils s’arrêtent de danser, ils s’embrasseront pas, et s’ils s’embrassent pas, ils tomberont pas amoureux et moi je serai hors-jeu.
Marvin Berry : Eh ! On te dit qu’il est fini le bal !
A moins que tu connaisses un type qui sache se servir d’une guitare !

Scène 8 (Marty : Marty McFly, Marvin Berry et les Star Lighters, Type aux cheveux roux)
(Dans la salle de bal)

La musique de « Earth Angel » démarre. Marty est sur scène, guitare en main, à côté de Marvin Berry

Marvin Berry
(dans le micro) : Ceci est dédié à tous les amoureux.
(chantant « Earth Angel »)
« Earth Angel, Earth Angel
« Will you be mine
« My darling dear
« Love you all the time…

Lorraine : George ! Tu m’embrasses pas !
George : Euh ! Je sais pas.

Un type aux cheveux roux arrive et arrache Lorraine des bras de George

Type aux cheveux roux : Du vent, McFly ! Chacun son tour !

Marty a soudainement du mal à jouer de la guitare

Marvin Berry :
« Earth Angel, Earth Angel
« The one I adore…

Star Lighter (au piano, à Marty) : Hé ! petit ! Ca va ?
Marty : J’arrive plus à jouer.
Lorraine
(criant) : George !

Le rouquin emmène Lorraine et rit
Marty regarde la photo qu’il a accrochée au bout du manche de sa guitare : son frère et sa soeur ont disparu et l’image de Marty devient translucide
Marty regarde sa main, il peut voir au travers
Le type aux cheveux roux continue à rire

Lorraine
(criant) : George !
Marty
(accroupi sur scène) : George.
George
(au rouquin, d’un ton très sûr) : Excuse-moi.

George pousse le rouquin par terre, prend Lorraine dans ses bras et l’embrasse

Marvin Berry :
« The vision of your happiness
« Oh ! Oh ! Oh ! …

Marty se relève brusquement et joue à nouveau de la guitare normalement

Marvin Berry :
« Earth Angel, Earth Angel
« Please be mine
« My darling dear…

Marty regarde la photo. Ils réapparaissent tous les trois

Marvin Berry :
« Love you for all time…

George salue Marty en lui faisant un signe de la main. Marty lui rend la pareille

Marvin Berry :
« I’m just a fool
« A fool in love
« With you… »

La musique s’arrête
Le public applaudit

Marvin Berry
(à Marty) : Eh ! Très bien p’tit gars !
On va en faire une autre.
Marty : Oh ! euh ! non, non ! Je dois y aller !
Marvin Berry : Tu ne vas pas t’en aller comme ça. On va jouer un morceau qui balance du tonnerre.
Marty : Un morceau qui balance… du… tonnerre.
Marvin Berry : On y va ?
Marty : D’accord !
(dans le micro) On y va. Euh ! On va vous jouer un bon vieux rock…bien rétro.
Enfin c’est-à-dire… d’où je viens c’est un vieux rock, bien rétro.
(aux Star Lighters) Bon, attention les gars, c’est un rythme de blues en si. Pour les changements vous me regardez, et vous essayez de me suivre. D’accord ?

Acte XVI
(Johnny B. Goode)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Un lycéen, Une lycéenne)
(Dans la salle de bal)

Marty  joue l’intro de « Johnny B. Goode »
Le public commence à danser sur ce nouvel air

Marty :
(chantant « Johnny B. Goode »)
« Way down in Lousiana down in New Orleans
« Way back up in the woods among the evergreens
« There stood a log cabin made of earth and wood
« Where lived a country boy named Johnny B. Goode
« Who’d never ever learned to read or write so well
« He could play the guitar just like he’s ringin’ a bell
« Go, go
« Go, Johnny, go, go
« Go, Johnny, go, go, go

Un lycéen : Eh ! George ! On dit que t’as étendu Biff ! C’est au poil !
Une lycéenne : George ! Tu veux te présenter comme chef de classe ?

Marty :
« Johnny B. Goode
« Go, Johnny, go, go
« Go, Johnny, go, go, go
« Go, Johnny, go, go
« Go, Johnny, go, go, go
« Johnny B. Goode »

Marvin Berry se dirige vers un téléphone dans les coulisses, juste à côté de la scène, et appelle son cousin

Marvin Berry : Chuck ! Chuck ! C’est Marvin !
Ouais, ton cousin, Marvin Berry !
Il y a quelque temps tu m’as dit que tu cherchais un son nouveau, hein !
Bon, alors, écoute ça !

Marvin Berry tend le combiné du téléphone vers la scène
Marty joue de la guitare derrière la tête
Les musiciens qui accompagnent Marty s’arrêtent petit à petit, ne comprenant pas l’attitude de Marty qui se met à se rouler au sol en jouant
La foule s’arrête de danser
Marty se relève et donne un coup de pied dans le haut-parleur à gauche de la scène
Il est le seul à continuer de jouer maintenant
Marty arrête enfin sa musique sur une note aiguë qui résonne dans le silence du gymnase
Plus personne ne bouge dans la salle
Strickland, dans la foule, retire les mains de ses oreilles

Marty : Ah !
(Dans le micro) Ca va, je crois que vous n’êtes pas encore prêts pour ce genre de chose.
Par contre, vos gosses vont adorer ça !

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Lorraine : Lorraine Baines, George : George McFly)
(Dans les coulisses)

Marty descend les escaliers pour se rendre vers la sortie de derrière

Marty : Lorraine !
Lorraine : Marty, c’était vraiment très intéressant cette musique !
Marty : Oh ! euh ! ouais !
Lorraine : Euh ! Vous savez, j’espère que ça ne vous fait rien mais George vient de demander à me raccompagner.
Marty : Ouah ! super ! ah ! Ca c’est parfait Lorraine ! J’avais comme un pressentiment pour vous deux.
Lorraine : J’avais un pressentiment, moi aussi.
Marty : Oh ! euh ! bon ! Je dois y aller… mais… je voulais vous dire que ça a été vraiment… très instructif.
Lorraine : J’espère que nous aurons le plaisir de vous revoir ?
Marty : Ca, je vous le garantis.
George : Euh ! Marty ! Je te remercie beaucoup pour tous tes excellents conseils. Je… je ne les oublierai jamais.
Marty : Eh bravo ! George !
Bon ! ben ! Je vous souhaite bonne chance !

Marty commence à descendre les dernières marches qui mènent à la sortie

Marty : Ah ! Une dernière chose !
Si un jour vous avez des enfants… et que l’un d’eux à l’âge de 8 ans, met le feu au tapis du salon, sans le faire exprès, allez-y mollo avec lui.
George : Promis.
Marty : Ah !

Marty ouvre l’issue de secours et sort à l’extérieur

Lorraine : Marty… c’est un si joli nom !

Acte XVII
(L’orage)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Doc regarde sa montre (il est presque 10 heures)

Doc : Qu’est-ce qu’il fiche ! merde !

Doc fait trois pas et regarde une autre de ses montres

Doc : Merde !

Doc fait deux autres pas et regarde une troisième montre

Doc : Merde ! merde !

La voiture de Doc arrive avec Marty au volant. Marty sort de la voiture et court vers la DeLorean. Doc court aussi vers la DeLorean
Tous les deux commencent à enlever la couverture qui enveloppait la DeLorean

Doc : Tu es en retard !
C’est à croire que tu n’as aucune notion du temps.
Marty : Eh ! J’avais pas le choix ! Il a fallu que je me change. J’allais pas repartir avec un costume des années 50.
Doc ! Vous savez le paternel fait un tabac. Ca a marché.

Doc et Marty ont fini de découvrir la DeLorean

Doc : Quoi ?
Marty : Il a étalé Biff d’un seul coup de poing.

Marty sort la photo de sa poche et la donne à Doc. Marty et ses frère et soeur sont à nouveau en entier sur la photo

Je l’en aurai jamais cru capable, il n’a jamais tenu tête à Biff une seule fois dans sa vie.

Doc regarde la photo

Doc : Jamais ?
Marty : Non ! Pourquoi vous demandez ça ?
Doc
(secouant la tête) : Pour rien !
Je vais régler l’heure de ta destination.

Doc entre dans la DeLorean et montre à Marty le cadran du dessous qui affiche :
OCT 26 1985 AM 1:35

Doc : Ca, c’est l’heure à laquelle tu es parti.
Je te renvoie à la même heure… à la seconde près.

Doc programme le cadran du dessus à : OCT 26 1985 AM 1:35

Doc : Comme si tu n’avais pas quitté ton époque.

Doc sort de la DeLorean et va au milieu de la rue

Doc : Alors ! J’ai peint une ligne blanche sur la chaussée à l’autre bout de la rue.
Tu démarres de là à toute vitesse. J’ai fait un calcul très précis de la distance, en tenant compte du coefficient d’accélération du véhicule, et de l’effet rétroactif de la résistance au vent à partir du moment où la foudre tombera.

Doc sort un réveil de sa poche et règle l’alarme tout en parlant

Doc : A savoir maintenant, dans très exactement 7 minutes et 22 secondes. Donc dès que le réveil sonne, tu mets les gaz !
Marty : Ca marche !

Doc remonte le réveil et le pose sur le tableau de bord de la DeLorean

Doc : Bon ! Je crois qu’on s’est tout dit.
Marty : Merci.
Doc : Merci à toi.

Doc et Marty se disent au revoir en s’embrassant

Doc : Rendez-vous dans 30 ans.
Marty : Je l’espère.
Doc : Ne te fais pas de soucis.
Pourvu que… que le crochet entre en contact avec le câble à la vitesse de 88 miles à l’heure, à l’instant précis où l’éclair s’abat sur l’horloge.
Tout marchera comme sur des roulettes.
Marty : Parfait

Doc met les mains dans ses poche machinalement et sort l’enveloppe de Marty

Doc : Qu’est-ce que ça veut dire ?
Marty : Vous le saurez dans 30 ans.
Doc : Tu me parles du futur, c’est ça ?
Ce sont des renseignements sur mon avenir ?
Marty : Mais c’est important.
Doc : Je croyais t’avoir prévenu, petit !
Je t’ai dit que les conséquences peuvent être catastrophiques.
Marty : C’est un risque à courir, y’a rien d’autre à faire, Doc. Votre vie en dépend, vous devez lire cette lettre.
Doc : Non !

Doc déchire l’enveloppe

Doc : Je refuse d’assumer cette responsabilité.
Marty : Dans ce cas je vais vous le dire maintenant.

Marty est interrompu par un éclair. Une branche de l’arbre tombe et débranche deux parties du câble

Doc : Oh !
Nom de Zeus !

Doc regarde les deux bouts du câble séparés, et prend une corde sur la DeLorean

Doc : Ramasse le câble ! Je grimpe là-haut et je vais t’envoyer la corde !
Marty : J’y vais.

Marty court prendre le câble devant l’hôtel de ville tandis que Doc grimpe en haut de la tour de l’horloge.
Il est 9 heures 59
Doc sort en haut de la tour par une lucarne, dérangeant par la même occasion un couple de pigeons

Doc
(effrayé) : Oh ! oh ! oh !
Marty : Doc.

Doc lance un bout de la corde à Marty qui y attache le câble

Doc : Vas-y ! Dépêche-toi !
Marty : Ca y est ! Tirez !

Doc remonte le câble à l’aide de la corde

Marty : Allez !
Doc !
Doc : Quoi !
Marty
(en contre-bas, criant de toutes ses forces dans le bruit du vent) : Doc, il faut que je vous parle du futur.
Il faut que je vous parle du futur.
Doc : Hein ! Qu’est-ce que tu dis ?
Marty
(en criant) : La nuit où je suis parti dans le passé vous serez…

Les cloches de l’horloge sonnent 10 heures. Doc perd l’équilibre puis se retient grâce au câble

Marty : Doc !

Doc parvient à revenir sur la corniche mais les cloches lui cassent les oreilles

Doc : Oh !
Va-t-en !
Marty : Non Doc !
Doc : Regarde l’heure ! Tu as moins de 4 minutes ! Vite ! Vite !

Marty se précipite en sautant par dessus le capot de la DeLorean et entre dedans

Doc : Oh !

Il est 10 heures 01

Scène 2 (Marty : Marty McFly)
(Dans la DeLorean – Derrière la ligne blanche)

Marty se place au niveau de la ligne blanche
Il sort de la DeLorean et met le crochet en position puis se réinstalle dans la DeLorean

Marty (à lui-même) : Eh ! merde ! Doc !
Pourquoi il a fallu que vous déchiriez cette lettre. Si j’avais un peu de temps devant moi…
Mais je suis bête, j’ai tout le temps qu’il me faut, elle sert à voyager dans le temps cette machine. Je n’ai qu’à rentrer un peu en avance et je pourrai l’avertir. Allons-y !
Euh ! 10 minutes ça devrait suffire.

Marty règle le cadran du dessus sur « OCT 26 1985 AM 1:24 »

Marty : Voyons ! Circuits branchés.
Convecteur temporel… temporisé.
Je fais tourner le moteur.
Ca va !

Au même moment, le moteur s’arrête

Marty : Oh ! oh non ! non ! non !

Marty essaye de rallumer le moteur

Marty : C’est pas vrai !
Tu vas pas me faire ça !
Allez, démarre !

Scène 3 ( Doc : Emmett Brown)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Doc essaye de remettre le câble en position

Doc : Oh ! oh !

La corniche casse. Il s’accroche aux aiguilles et le câble qui était dans sa main reste accroché à l’extrémité de son pantalon

Doc : Ah ! oh ! ah ! oh ! ah !

Doc réussit à s’agripper au câble qui pend du sommet de l’hôtel de ville et de l’autre main, récupère non sans efforts le câble accroché à son pantalon

Scène 4 (Marty : Marty McFly)
(Dans la DeLorean)

Marty essaye de démarrer le moteur

Marty : Allez !

Le réveil sonne

Marty : Mais vas-y ! bon sang ! Qu’est-ce que t’attends pour démarrer !

Marty tape le volant

Marty : S’il te plaît ! s’il te plaît ! tu vas démarrer !

Le réveil a fini de sonner
Marty donne un coup de tête dans le volant et le moteur se met en route

Marty : Oh !

Marty débraye et accélère

Scène 5 ( Doc : Emmett Brown)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Doc essaye de raccorder les deux bouts mais le fil est trop petit à cause de la branche qui a cassé et qui donne un angle au câble. Il tire sur le câble, mais maintenant c’est au niveau du réverbère que c’est décroché

Doc : Ah !
Oh ! oh ! oh ! oh ! oh !

Doc raccorde les deux bouts de câble qu’il a en main et descend en glissant le long du câble qu’il accroche en plus autour d’une aiguille
Doc finit par terre, se relève et décoince le câble de la branche

Scène 6 (Marty : Marty McFly)
(Dans la DeLorean – Tout près des deux réverbères)

Marty : Doc.

Scène 7 ( Doc : Emmett Brown)
(Place de l’horloge – Hill Valley)

10 heures 04
La foudre touche l’horloge en même temps que Doc raccorde les deux parties du câble et que Marty passe sous les réverbères
Doc est projeté à quelques mètres (il s’est pris la foudre dans les mains)
La DeLorean disparaît en laissant deux traînées de flammes
L’orage s’est arrêté
Le haut des réverbères sont en feux
Doc se relève et court entre les deux traînées de flammes

Doc : Ah ! ha! ha ! ha!

Doc retourne vers sa voiture

Acte XVIII
(Retour en 1985)

Scène 1 (Marty : Marty McFly, Red (un clochard))
(Place de l’horloge – Hill Valley)

Un hélicoptère passe au-dessus de l’horloge
Un clochard dort sur un banc avec une radio allumée
La DeLorean réapparaît et termine sa course dans la façade d’un bâtiment
Le clochard se réveille et se lève une bouteille à la main
Marty s’extrait du trou qu’il vient de faire en marche arrière

Red : Encore un ivrogne au volant.

Marty s’arrête sur le côté de la rue et sort de la voiture

Marty : Génial ! oh ! Red !

Le clochard se recouche sur son banc

Marty : Oh ! t’es génial ! tout est génial !

Marty regarde l’heure affichée à l’horloge digitale de la Bank of America

Marty : Une heure 24, j’ai encore le temps.
J’arrive Doc !

Marty rentre dans la DeLorean mais le moteur ne veut pas démarrer

Marty : Oh ! non !
Oh ! Ca recommence !
Allez ! Démarre !
Vite !

Le van des Libyens passe juste à côté de la DeLorean

Marty : Les Libyens.

Marty court jusqu’à la Promenade du pin solitaire

Scène 2 (Marty : Marty McFly)
(Promenade du pin solitaire – 1 heure 33 du matin)

Marty arrive au niveau du panneau qui indique « Promenade du pin solitaire »
Il assiste à la même scène qu’au début du film
Il voit Doc se faire tuer

Marty (du début du film) : Non !
Espèces de salauds !

Marty va à l’autre bout du panneau et voit son double se faire mettre en ligne de mire par le Libyen
Marty du début s’enfuit

Le Libyen : Go !

Le van redémarre
Marty revoit la scène où il est dans la DeLorean, poursuivi par les Libyens
Marty roule depuis le haut de la butte et voit la DeLorean projetée en 1955 et le van des terroristes finir sa course dans le labo photo qui est réduit en morceaux
Marty se précipite vers Doc et pleure sur son corps inanimé

Marty : Doc ! Doc !

Marty se retourne et s’assied par terre

Marty : Non !

Soudain, on voit Doc cligner des yeux et se relever
Marty tourne la tête

Marty : Vous êtes vivant ?

Doc détache le haut de sa combinaison et on découvre qu’il porte un gilet pare-balles

Marty : Un gilet pare-balle ?
Comment vous avez su ?
J’ai jaÉ j’ai jamais réussi à vous en parler.

Doc sort une lettre de sa poche et la donne à Marty qui l’ouvre : c’est celle que Marty lui a écrit en 1955
La lettre a été raffistolée avec du ruban adhésif

Marty : Mais alors Doc ? Toutes ces histoires sur les risques de modifier le futur, le continuum espace-temps ?
Doc : Ben ! Je me suis dit : On s’en balance !

Scène 3 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown)
(Dans la rue)

Doc raccompagne Marty chez lui à en DeLorean
Marty sort de la voiture avec son skateboard

Marty : Vous allez loin dans le futur ?
Doc : A environ 30 ans. J’ai toujours aimé les chiffres ronds.

Marty serre la main de Doc pour lui dire au revoir

Marty : Vous passerez me voir quand vous serez là-bas.
J’aurai à peu prèsÉ 47 ans.
Doc : C’est promis.
Marty : Soyez prudent !
Doc : Toi aussi.
Marty : Bon ! Salut Einstein.

Marty s’apprête à refermer la portière de la DeLorean

Marty : Oh ! Faites gaffe au retour, ça secoue un peu !
Doc : T’en fais pas.

Marty ferme la porte de la DeLorean
Doc recule pour aller sur la route
On voit la voiture accélerer puis partir dans le futur dans un bruit d’explosions électriques
Marty rejoint sa chambre en passant par le jardin

Acte XIX
(Une autre vie)

Scène 1 (Marty : Marty McFly)
(Chambre de Marty)

Le radio-réveil indique 10 heures 27
10 heures 28 : la radio se met en marche.
On entend la chanson : »Back in time »
Marty dors tout habillé, dans la même position qu’au début du film
Il remue un peu puis se lève en sursaut

Marty : Ah ! Quel cauchemar !

Scène 2 (Marty : Marty McFly, Linda : Linda McFly, Dave : David McFly, Lorraine : Lorraine McFly, George : George McFly)
(A l’extérieur de la chambre de Marty)

Marty passe dans le couloir en remettant ses bretelles
Il va jusque dans la cuisine puis revient brusquement en arrière pour observer le salon. Celui-ci a complètement changé et est maintenant d’un style sobre et moderne
Marty tourne la tête et voit son frère et sa soeur en train de prendre leur petit-déjeuner
Ces derniers discutent entre eux

Linda : Ah ! Si Paul m’appelle, tu lui dis que je resterai plus tard ce soir à la galerie
Dave : Je te signale que je ne suis pas ton répondeur téléphonique. Et d’ailleurs il y a un certain Greg ou Craig qui a téléphoné il y a environ un quart d’heure.
Linda : C’était lequel des deux, Craig ou Greg ?
Dave : Je n’en sais rien. Si je devais retenir les nom de tous tes petits copains.
Marty
(interrompant soudain la conversation) : Eh ! Mais qu’est-ce que c’est que tout ça ?
Linda : Le p’tit dej’.
Dave : Tu t’es encore endormi tout habillé ?
Marty : Ah ! Ouais ! Oui, oui.
Toi t’es sapé comme un pape aujourd’hui !
Dave
(se levant de table) : Pourquoi ?
Je mets toujours un costume quand je vais au bureau.
Tu te sens bien ?
Marty : Oui.

Lorraine et George rentrent d’un match de tennis par la porte de derrière
Ils sont tous les deux habillés de vêtements très chics
George porte une paire de lunettes de soleil noires
Lorraine et George ont une mine resplendissante

Lorraine (à George) : Il faudrait qu’on fasse un match retour.
George : Hein ! Un match retour pourquoi tu as triché ?
Lorraine : Non !
George
(à ses enfants) : Salut !
Lorraine
(à ses enfants) : Bonjour !

En voyant ses parents, Marty perd ses appuis et tombe sur le plancher

Marty : Papa ! Maman !
George : Marty, tu t’es cogné la tête ?
Lorraine : Marty, tu ne t’es pas fait mal ?

Marty se relève

Marty : Oh ! Oh ! Vous êtes super chics ! Oh ! Et puis maman ce que t’es mince !
Lorraine : Merci, c’est vraiment gentil.

George met la main au fesse de Lorraine

Lorraine : Oh ! George !
(En passant devant Marty) Bonjour mon petit rêveur.

Lorraine embrasse Marty puis se déplace vers David

Lorraine : Bonjour Dave.
Dave : Bonjour maman.
Lorraine
(embrassant sa fille) : Linda.
Linda : Bonjour maman.
Ah ! J’allais oublier Marty, Jennifer Parker à téléphoné.
Lorraine : Oh ! Je la trouve très bien cette fille, elle est tellement délicieuse.
Alors, c’est ce soir le fameux rendez-vous ?
Marty : Quoi ?
Quoi m’man ?
Lorraine : Vous deviez camper sur les bords du lac, non ! Ça fait plus de deux semaines que tu m’en parles ?
Marty : Ben oui maman, on en avais parlé mais comment veux-tu que j’y aille. La voiture est bonne pour la casse.
George : La casse ?
Dave : La casse ?

Tout le monde se lève brusquement

Lorraine : Qu’est-ce qui est arrivé ?
Dave : Quand est-ce que c’est arrivé ?
Lorraine : Mais qu’est-ce que tu racontes ?
George : On est jamais au courant de rien ici enfin.
Calmez-vous ! Je suis sûr que la voiture est en parfait état.
Dave : Je suis toujours le dernier averti de ce genre de chose.
Lorraine : Mais dites-moi qu’est-ce qui s’est passé ?

George ouvre la porte de la maison
La voiture, une BMW, est garée dans l’allée
Biff Tannen est là lui aussi

George : Regardez ! Biff est là-dehors en train de l’astiquer.

Scène 3 (George : George McFly, Biff : Biff Tannen)
(Vue de l’allée depuis l’ouverture de la porte)

George (d’un ton très sûr) : Euh ! Dis donc Biff ! Cette fois, du polish, tu en passes deux couches compris ? Une ça ne suffit pas !
Biff : Justement ! Je suis en train de passer la seconde.
George : Non ! Biff ! On ne me la fait pas.
Biff : Non, non, je m’excuse monsieur McFly.
Non, ce que je voulais dire c’est que, j’allais commencer à passer la seconde couche.

George ferme la porte et retourne dans le salon

Scène 4 (George : George McFly, Lorraine : Lorraine McFly, Biff : Biff Tannen, Marty : Marty McFly)
(Dans le salon &endash; Chez Marty)

George s’assoit sur un fauteuil

George : Oh ! Ce Biff, quel phénomène ! Il essaie toujours d’en faire le moins possible.
Déjà au lycée il fallait que je le tienne à l’oeil.
QuoiqueÉ s’il n’avait pas été làÉ

Lorraine s’approche de George et s’assoit sur ses genoux

Lorraine : Nous ne serions jamais tombés amoureux.
George : C’est vrai.

Biff entre soudain dans le selon avec un gros carton dans les bras

Biff : Monsieur McFly ! Monsieur McFly !
Regardez ce qui vient d’arriverÉ
(voyant Marty) Oh ! Bonjour Marty !
Ça doit être votre nouveau livre.

Biff pose le carton sur la table du salon
Lorraine, George et Marty s’approchent de la table

Lorraine (ouvrant le carton) : Ah !

A l’intérieur se trouvent plusieurs exemplaires d’un roman intitulé « Coup de foudre dans l’espace »
Au bas de la page, on peut lire le nom de l’auteur : « GEORGE McFLY »

Lorraine : Ah ! Chéri, ton premier roman : « Coup de foudre dans l’espace »

Lorraine prend le livre dans ses mains puis le passe à Marty
Au dos de l’ouvrage, on peut voir la photo de George

George : Comme je ne cesse de le dire : « Quand on veut très fort quelque chose, on finit toujours par y arriver »

Biff court vers Marty en agitant un trousseau de clés au bout de ses doigts

Biff : Oh ! Marty ! Tenez ! Voici vos clés.
Oh ! Je l’ai astiquée à fond pour ce soir.
Marty
(prenant les clés) : Mes clés ?

Scène 5 (Marty : Marty McFly, Jennifer : Jennifer Parker, Doc : Emmett Brown, Biff : Biff Tannen)
(Dans l’allée)

Marty ouvre la porte du garage
Il y trouve la Toyota qu’il avait aperçue la veille en compagnie de Jennifer, avant son périple dans le passé
Marty s’approche du 4×4 et regarde par la vitre du côté conducteur

Marty : Ah !

Jennifer arrive derrière lui, au milieu de l’allée

Jennifer : Vous m’emmenez en ballade monsieur ?

Marty se retourne

Marty : Jennifer !

Marty s’approche de Jennifer

Marty : Oh ! Comme je suis content de te revoir !
Laisse-moi te regarder.
Jennifer : Marty ! On dirait que tu ne m’as pas vu depuis une semaine.
Marty : Mais c’est vrai.
Jennifer : Ça va ? Est-ce que tout va bien ?

Marty regarde derrière de la vitre de la porte et voit ses parents se tenant l’un contre l’autre

Marty : Oh oui !
Tu parles si ça va !

Marty et Jennifer commencent à s’embrasser quand deux explosions retentissent
Jennifer et Marty sursautent
Ils tournent tous les deux la tête
On voit la DeLorean arriver à toute vitesse avec Doc au volant
La voiture s’arrête devant la maison
Marty et Jennifer se rapprochent de la DeLorean et Doc en sort.
Il est habillé avec un grand ciré jaune et une paire de lunette gris métal au travers desquelles on ne voit rien

Doc : Marty !

Doc se rapproche de Marty et le secoue

Doc : Il faut que tu repartes avec moi !

Marty : Où ? Où ça ?
Doc (retirant ses lunettes) : Mais vers le futur.

Doc soulève le couvercle d’une poubelle qui se trouve devant la maison
Marty et Jennifer se rapprochent encore plus près de la voiture

Marty : Eh une minute Doc ! Qu’est-ce que vous faites ?
Doc : Je fais le plein.

Doc ouvre un réservoir sur le couvercle duquel on peut lire « Mr. Fusion », à l’arrière de la DeLorean
Il y verse divers déchets issus de la poubelle, dont une peau de banane et le fond d’une cannette de bière avant de laisser tomber la cannette elle-même dans le réservoir.

Doc : Allez ! Allez ! Monte ! Mais qu’est-ce que tu attends ?
Marty : Ah ! Non, non, non, non, Doc ! Je viens d’arriver. Jennifer est là, et on va faire un tour dans le 4×4.
Doc : Eh bien, tu n’as qu’à l’emmener ! Ça la concerne elle aussi.
Marty : Eh ! Pas si vite ! Mais, mais de quoi vous parlez ?
Qu’est-ce qui nous arrive dans le futur ? On va devenir des vieux cons ou quelque chose comme ça ?
Doc : Non, non, non, non, non, Marty !
Jennifer et toi vous êtes des gens très bien. Il s’agit de vos enfants.
Il faut qu’on fasse quelque chose pour vos enfants.

Scène 6 (Marty : Marty McFly, Doc : Emmett Brown, Jennifer : Jennifer Parker)
(Dans la rue, à l’intérieur de la DeLorean)

Doc est au volant de la DeLorean, Jennifer est sur les genoux de Marty
Doc recule sur la route, puis s’arrête et appuie sur quelques boutons

Marty : Eh Doc ! Reculez un peu, la route est trop courte pour atteindre 88 miles à l’heure.

Doc remet ses lunettes

Doc : La route ? Là où on va, on n’a pas besoin… de route.

La voiture se soulève du sol, les roues se replient vers le sol et la machine décolle
La DeLorean fait un demi-tour en l’air avant de disparaître dans une explosion électrique.

Générique de fin (musique : Back in time)

Fin

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