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Ready Player One – La critique du film sans spoiler

Steven Spielberg est de retour avec un blockbuster de SF qui sent bon les années 80. Mais qu’en est-il de Ready Player One, bon film ou pas ? On vous dit tout, ou presque, mais toujours sans spoiler.

Casting : Steven Spielberg (real), Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Lena Waithe, T.J. Miller, Simon Pegg, Mark Rylance, …

Synopsis : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Cela fait quasiment 13 ans que nous attentions le retour du maitre Steven Spielberg à la réalisation d’un blockbuster de science-fiction. En effet, il nous avait laissé avec un remake de la Guerre des Mondes en 2005 et un espoir de réalisation du roman / bestseller de Daniel H. Wilson, Robopocalypse dont la réalisation a finalement été confiée il y a peu à Michael (fucking) Bay. Mais parlons maintenant de l’aventure de Ready Player One.

Pour vous situer un peu le contexte de Ready Player One, il faut savoir que les droits du livre de Ernest Cline, « Player One »,  ont été achetés par la Warner Bros avant-même la publication de celui-ci en 2011. Mais pourquoi un tel engouement ? Parce que « Player One » allait devenir LA référence SF ultime pour tous les geeks (dont nous faisons partie) de la planète.

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Cependant il y a un problème, un gros problème : Le gros problème est que le roman cite un nombre quasi incalculable de films, séries et jeux vidéos et qu’aucun studio ne voulait donner son autorisation d’utilisation. Et là est arrivé sur le projet le maitre Steven Spielberg. Ernest Cline avoue que si Spielberg n’avait pas été là, le film n’aurait jamais pu voir le jour.

Du coup, nous avons d’un côté un excellent roman de SF avec un nombre incalculable de références à la pop culture des années 1980 à nos jours et de l’autre Steven Spielberg qui s’est battu afin de pouvoir le réaliser. Du coup qu’en est-il de ce film ? Le jeu en valait-il la chandelle (Larmina) pour Spielberg ?

La critique : « Quel putain d’bon film, ce mec est un génie! ». Si cette citation vous dit vaguement quelque chose alors vous apprécierez Ready Player One au moins tout autant que nous. « Quel pied ! Ah quel pied » ce film ! Des centaines et des centaines de références à la pop culture, des scènes visuellement dingues, un rythme soutenu pratiquement tout le film, Ready Player One est le boss final des hommages à la Pop Culture.

Tout le mérite ne peut (et ne doit) pas revenir à Steven Spielberg tant le livre « Player One » est une tuerie. Alors oui on entend déjà les puristes nous dire que le film ne garde que 50% du livre et que certains passages forts du livre ne sont pas dans le film mais cette adaptation est malgré tout une franche réussite.

En effet Spielberg a travaillé avec Ernest Cline (l’auteur) sur l’écriture du scénario pour une adaptation fidèle, dans les grandes lignes, et une prise totale de liberté pour de grandes scènes. Pour tout vous dire, les deux grosses scènes du film (pour nous) ne sont pas des scènes qui étaient présentes dans le livre de Cline, et pourtant, elle deviendront cultes. Si ça c’est pas une réussite ! Si vous n’êtes toujours pas convaincus, nous nous conseillons de lire la nouvelle de Philip K. Dick, « Minority Report » et de revoir le film par la suite. Heureusement que Spielberg avait pris soin de faire un film qui ne gardait pas grand chose de l’oeuvre de base hein !

Comme nous vous le disions plus haut, le rythme du film est soutenu par des scènes fortes et intenses, en émotions, en easter eggs et par leur mise en scène ultra rythmée. Vous allez passer du fou-rire à la peur intense en quelques secondes et ça c’est très cool. Cline avait créé, pour son livre, un univers riche qui rendait hommage à la pop culture des années 1980 à nos jours et Spielberg à réussi à y rester fidèle, tout en allant chercher encore plus loin dans le temps afin de toucher au plus profond notre âme de spectateur au point de redouter certaines scènes avant même qu’elles n’arrivent (impossible de vous en dire plus sans rentrer dans la zone spoiler alors on stop ici pour cette partie).

La musique composée par Alan Silvestri est très plaisante à écouter même si elle manque clairement de profondeur et d’inspiration. Au delà du fait de reprendre, ici et là, des notes de Retour vers le Futur, n’oublions pas que la plupart des chef-d’oeuvres des années 1980 avaient une musique marquante. De Terminator à Star Wars, en passant par Star Trek ou encore Batman, Superman et les Tortues Ninja, il est dommage d’avoir toutes ces références si l’on ne peut en accompagner certaines avec quelques notes qui correspondent.

Conclusion : Spielberg revient en force et en forme avec un putain de film SF qu’il faut voir et revoir absolument. « Quel putain d’bon film, ce mec est un génie » Biff Tennen.

Ready Player One : Sortie nationale le 28 Mars 2017

Spoiler : Nous avons référencé 6 easter eggs reliés à retour vers le Futur. Et vous, combien allez-vous en trouver ?

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