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The Happy end is dead ou le boom des films survivalistes

Mais que se passe-t-il en ce moment pour que le cinéma et les séries nous préparent à ce point à la fin du monde ? Petit décryptage …

Vous l’aurez certainement remarqué, une tendance de plus en plus marquée envahit nos écrans, petits et grands. Inspiré de la littérature et de la philosophie, certains cinéastes s’en sont inspirés pour nous faire imaginer le pire. Car oui, la question n’est plus de savoir quelle sera la fin heureuse mais plutôt la moins pire.

1984 de Georges Orwell

1984 de Georges Orwell

Nous étions habitués à des films post apocalyptiques ou des univers dystopiques très politisés. En gros, c’est la fin du monde, une résistance s’organise et c’est le combat du mal contre le bien. Matrix, Hunger Games ou Divergente en sont des exemples (même s’ils ne sont pas les meilleurs). Évidemment, ce ne sont pas des thèmes nouveaux car largement inspirés de la littérature, dans des œuvres telles 1984 ou encore Fahrenheit 451 (liste non exhaustive biensûr). En évoquant de tels sujets, le film devient très politisé et engageant.

Terminator

Terminator

Le cinéma a toujours été un très bon vecteur pour faire transparaitre les peurs contemporaines. A l’époque de Terminator, on s’interrogeait sur les dérives de la technologie ou de l’intelligence artificielle. Puis, les films se sont penchés sur la problématique du changement climatique (Le jour d’après, 2012, etc.).

Aujourd’hui, les réalisateurs ajoutent la question des risques sanitaires (maladies, virus, etc.). Un thème n’en n’exclut pas un autre, bien au contraire, c’est un effet domino qui accroît notre peur. Par exemple, prenez Mad Max : Fury Road ou Waterworld Les protagonistes vivent dans un monde où le climat est hostile/inhabitable (un désert ou un océan interminable) et où les ressources sont rares. Ce qui provoque des carences, des maladies dont on ne guérit pas. Et vous l’aurez peut-être remarqué mais, plutôt que de parler de la peur des hommes en général, nous assistons à un glissement vers une thématique plus individualiste : le survivalisme qui en est la suite logique…

Mad max

Mad max Fury Road

Waterworld

Waterworld

Le survivalisme à l’écran c’est tendance

Le survivalisme est un mot assez nouveau pour une idée très ancienne. Il est inspiré du mot « survie » qui est un des instincts primaires de l’homme. L’instinct de survie peut être résumé par « l’homme est le pire ennemi de son semblable, ou de sa propre espèce » de Plaute.

Ces sujets peuvent paraître à mille lieux de notre réalité vu le monde dans lequel nous vivons. Notre confort et la technologie (hormis le fait de nous avoir aidé dans beaucoup de domaines) a fait de nous des assistés incapables de nous débrouiller seuls. Le couteau suisse est un vieux souvenir de nos arrière arrière (arrière) grands parent. Dans des mondes dépourvus de possibilités, de ressources et d’énergie, l’inimaginable devient une réalité. Mais pour nous mettre dans l’ambiance et nous faire douter, (car beaucoup d’entre nous sont convaincus qu’eux n’agiraient jamais de telle ou telle manière), les films ont évolué dans leur narration. Là où les premiers films du genre ouvraient le bal avec un décor déjà dévasté ou un monde en ruines (New York 1997, La planète des singes), les réalisations d’aujourd’hui entrainent le spectateur lentement mais sûrement vers l’impossible. D’ailleurs, entre les années 2000 et 2010, nous avons eu droit en transition à des perles comme 28 jours plus tard, Le livre d’Eli ou Les fils de l’Homme (un monde où tout le monde est stérile :().

New York 1997

1997 : Escape from New York

La planète des singes

La planète des singes

Depuis, la situation monte crescendo avec des films comme Au Cœur de l’Océan, The Revenant, ou la série The Walking Dead. Ben oui, parce qu’à froid, si on nous demandait « toi, tu mangerais ton pote pour survivre ? », la morale veut que nous répondions « mais biensûr que non ! ».

The Walking Dead (la BD)

The Walking Dead (la BD)

Le spectateur a tout d’abord besoin de s’identifier, de se situer, de se retrouver dans une situation familière. Il a un point d’ancrage, ce qui permet au cinéaste de le pousser dans ses retranchements et t’intégrer l’idée qu’il faut être prêt au pire pour mieux s’en sortir et peut-être réussir à survivre.

Peut-on dire que le cinéma, là encore, répond à son devoir pédagogique ? Hidecut vous laisse en débattre ou en juger.

Pour vous préparer, en plus du cinéma, voici une petite sélection de blogs “last hope” :
http://lesurvivaliste.blogspot.fr/
http://www.labibledusurvivalisme.com/

Le survivalisme du cafard

Shakeandstir
Noirbazar

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