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Valerian et la Cité des mille planètes : La critique du film, sans spoiler

Le dernier né des studios Europacorp, Valerian et la Cité des mille planètes sort enfin sur nos écrans. Si vous attendiez avec impatience le dernier bébé de Luc Besson, attendez de lire ce que nous en avons pensé. 

Synopsis : Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Casting : Dane DeHaan, Herbie Hancock, Cara Delevingne, Clive Owen, Ethan Hawke, …

Critique : Il y a 8 mois sortait le premier teaser de Valerian et la Cité des mille planètes et le moins que l’on puisse dire c’est que Luc Besson a essayé de nous prendre par les sentiments en nous proposant masse de plans visuellement splendides sur fond de Beatles (Because / version album 1 pour celles et ceux qui demandent). Comment ne pas être emballé pas tant de beauté visuelle et sonore. « L’effet waouh » était réussi.

Si vous ne l’avez pas vu, voici le teaser en question :

8 mois plus tard sort dans nos salles Françaises Valerian et la Cité des mille planètes. Qu’en est-il de cet « effet waouh » ? Pari réussi pour monsieur Besson ? On vous dit tout.

Re-situons d’abord le contexte dans lequel le film a été produit. Valerian et la cité des mille planètes est l’adaptation de la série de bande-dessinée culte franco-belge, Valérian et Laureline, par Christin et Mézières et c’est un très gros pari pour Luc Besson (et le cinéma Français plus généralement).

En effet, Valerian est le film français (et Européen) le plus cher jamais produit (le budget est estimé à 197 millions d’euros), avec pas moins de 7 plateaux de tournage, 1000 employés et 24 mois pour les effets spéciaux. Même si le risque financier est faible pour Europacorp, Besson tient (avec ce film) entre ses mains l’avenir de la superproduction à la française pour Europacorp.

Malheureusement Valerian n’a pas convaincu les spectateurs américains en ne remportant que 17 millions de dollars pour sa première semaine d’exploitation. Si vous en doutiez encore, le film est bel et bien un flop aux Etats-Unis. Comment Luc Besson a pris la nouvelle ?

Bref, de trop nombreux films plutôt mauvais s’en sortent chaque année au box office. Du coup, Valerian est-il, malgré ses mauvais scores outre Atlantique, un bon film ?

Et bien c’est un grand oui. Ce film propose énormément de similitudes avec d’autres univers bien connus de science-fiction tels que Star Wars (pour ne citer que lui, pour le moment) mais ces similitudes ne sont en aucun cas recevables car Mézières avait écrit à Lucas sur « certains » traits communs entre sa saga et l’univers de Valerian. Jugez plutôt :

Du coup, il va falloir partir du principe que c’est George Lucas qui a plagié Valerian et non Luc Besson qui a plagié Lucas. Maintenant que vous avez ça en tête, il va vous falloir faire le vide et accepter que Valerian et la Cité des mille planètes  est le film de science-fiction que vous attendiez depuis un long moment (essayez d’oublier Star Wars bordel, juste pour comprendre notre pensée).

L’univers de Valerian est un univers riche et ses origines nous sont présentées comme étant infinies dès l’ouverture du film. La façon dont notre civilisation a évoluée en parallèle d’autres civilisations puis conjointement afin de former un tout est une excellente idée, sans compter la bande son qui accompagne cette scène pré-titre du film qui est un choix à la fois fort logique et tellement intelligent (cette scène a probablement été écrite par Besson en écoutant cette chanson en boucle – comme on le comprend). Dès les premières minutes notre cerveau a été transporté aux 4 coins de l’univers et les mondes (et lieux) qui nous ont été présentés sont tellement beaux et magnifiquement filmés que l’on a envie qu’ils ne disparaissent jamais (même si, sans vous spoiler, l’histoire commence réellement ici avec ce type de problématique, la guerre).

En l’espace de 2 heures, plusieurs civilisations nous sont présentés et, même si certaines ne parlent pas notre langue (USA, fuck yeah !) leur langage corporel et les sons qu’ils produisent nous aident à comprendre leurs motivations et leurs actions, à l’image des villageois du film Stargate, pour vous faire une idée.

Concernant le duo Dane DeHaan / Cara Delevingne, pas grand chose à dire. Leur histoire n’est pas très développée et le peu qui a été fait n’est pas très réussi du fait de l’ambiguïté de leur relation de travail / personnelle mais le plus important est de suivre ce qui leur arrive sans chercher à comprendre ce qu’ils sont réellement l’un pour l’autre.

Le film est visuellement une sacré réussite. Les effets spéciaux sont dantesques, les paysages sont magnifiques, les costumes sont réussis (gros coup de coeur pour les uniformes des officiers humains qui sont à la fois futuristes et rétros), les créatures sont variées et parfois inattendues (même si dans certaines scène nous avons eu du mal à ne pas penser à l’univers de la série Dr Who) et la mise en scène une vraie tuerie.

Petits bémols pour la musique qui ne reste pas toujours à sa place et qui, parfois, ne colle pas vraiment avec l’action qui est présentée; et plus gros soucis avec la 3D. Même si celle-ci est loin d’être catastrophique, bien au contraire, le fait de filmer des vaisseaux dans leur intégralité et de nous proposer ces plans en 3D s’apparente plus à de la maquette filmée qu’a une énorme vaisseau. Ce problème n’est pas due à la 3D de Valerian mais à l’utilisation de la 3D tout court.

Dernier point à aborder, trois fois rien, un caméo. Nous n’allons pas vous dire où dans le film ni quand mais sachez qu’il y a un caméo dans Valerian qui est vraiment nul.

Conclusion : Monsieur Besson, votre Valerian est une réussite. Vous respectez vos promesses du début à la fin et n’avez pas à rougir par ce qui se fait (ou se dit) outre atlantique. N’oubliez pas que ces gens là font des concours de « qui mangera le plus de hot-dogs ».

Sortie nationale de Valerian et la Cité des mille planètes : 26 juillet 2017

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